‹ Considérations pathogéniques et anatomo-pathologiques sur l'érysipèle ses formes et ses complications essais sur la virulence du streptocoqueChapitre 9 sur 123 · SM · texte numérisé non relu

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éléments embryonnaires infiltrés, il insiste sur les modifications, subies par les cellules plates, dont le noyau devient vésiculeux, s’étire en sablier et se subdivise, entraînant avec lui une partie du protoplasma cellulaire. Il en résulte des cellules parfaitement reconnaissables, par leur volume et l'apparence de leur noyau, qui se segmentent à leur tour pour former des éléments se rapprochant de plus en plus du type embryonnaire. Un certain nombre de cellules infiltrées reconnaît donc comme origine la prolifération des cellules plates du tissu conjonctif. Ce processus prolifératif a surtout pour siège les couches profondes du derme, ainsi que les cellules adipeuses.

Renaut, tout en admettant la participation capitale du système lymphatique dans l’érysipèle, ne considère pas la lymphangite des gros troncs comme la règle; il ne l’a observée qu’une fois sur quatre. Lorsqu'elle existe, elle est très intense et intéresse à la fois la membrane interne et externe des lymphatiques. Il décrit aussi très minutieusement les lésions épidermiques qui aboutissent à la production des phlyctènes et sont dues à ce que M. Ranvier a décrit sous le nom de transformation vésiculeuse des noyaux par dilatation des nucléoles. — Enfin, il croit que lorsque l’érysipèle se termine par résolution, les globules blancs sont repris par les lymphatiques, et lorsqu'il s’indure, cette induration est due à la prolifération et au retour à l’état embryonnaire du tissu cellulo-adipeux souscutané.

Ainsi que nous le verrons plus loin, nos recherches personnelles nous ont permis de vérifier presque complètement les assertions de M. Renaut, qui, confirmées par les recherches de Cornil et Ranvier dans leur Traité d’histologie pathologique (1876), marquent la fin de cette période de l’histoire de l’érysipèle que nous pourrions appeler : période d’histologie pure.

Cependant, aussitôt que Pasteur et Davaine eurent ouvert largement les portes de la microbiologie patholo-

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