‹ Considérations pathogéniques et Traitement chirurgical de l'ÉléphantiasisChapitre 16 sur 89 · ÉLÉPHANTIASIS TROPICAL DE LA VULVE · texte numérisé non relu

ÉLÉPHANTIASIS TROPICAL DE LA VULVE

L'éléphantiasis tropical de la vulve est beaucoup moins {réquent que l’éléphantiasis du scrotum. Il est caractérisé par une hypertrophie unie ou bilatérale des grandes lèvres. Parfois, les petites lèvres et le clitoris participent au processus d’hyperclasie.

L'éléphantiasis ‘tropical présente les mêmes aspects cliniques et anatomo-pathologiques que léléphantiasis nostras de la vulve. Ce dernier à été beaucoup plus étudié ; nous donnons, à titre descriptif, une observation résumée d’un éléphantiasis de la vulve.

OBSER VATION Marcownes ne MourA (résumé).

L. C., négresse brésilienne de 32 ans, veuve, vient consulter le 5 février 1929 pour une volumineuse tumeur siégeant au niveau des orgares génitaux externes. Elle raconte que cette tumeur a commencé à se former vers 1927 Sans cause apparente, À peine nola- Lelle que quelque temps avant elle avait eu sur la région une petite saillie ressemblant à un clou. Celle-ci se transforma plus tard en une plaie de petites dimensions. Elle ne se rappelle pas si elle a eu de la

FE AO Mérene

Bièvre à celte occasion. Elle se traita avec .des pommades et des applications banales. La maladie débuta par un gonflement peu prononcé, légèrement douloureux qui céda après quelques jours pour recommencer de nouveau à grandir. Depuis lors le volume de la tueur a augmenté lentement et progressivement, jusqu'à atteindre la grandeur actuelle. L'examen donne les renseignements suivants : les organes génitaux externes sont envahis par une grande tumeur bilobéc, suspendue par un pédicule qui se continue avec la peau de la région puhienne et des cuisses, recouvrant toute la région vulvoanale.

Les deux lobes latéraux, formés au dépens des grandes lèvres, sont inégaux en grandeur. Le gauche, bien plus grand, atteint le volume d'une tête d’adulte, Leur surface est irrégulière et pleine d’élévations mamiloïdes disséminées, de grandeur variée, ne manquant que sur la portion confinant au pubis. En écartant les deux lèvres qui se juxtaposent sur la ligne médiane par une surface plane relativement lisse et humide, on voit au fond, l’orifice vaginal sur lequel les petites lèvres, de dimensions très réduites, s'insèrent de chaque côté. Une grande partie de la région périnéale se présente dépigmentée.

Le toucher vaginal qui se fait avec difficulté nous indique un corps utérin volumineux mobile, indolent, en antéversoflexion. Les annexes ne sont pas palpables. Rien à signaler de notable dans l’inlerrogatoire ni dans l’examen somafique de la malade. Les examens de laboratoire ont montré un peu d’albumine dans les urines, mais tous les autres examens sont négatifs, en particulier le B. W.

L'intradermoréaction de Maxroux et la recherche des microfilaires n'ont donné aucun renseignement.

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