‹ Considérations pathogéniques et Traitement chirurgical de l'ÉléphantiasisChapitre 17 sur 89 · ÉLÉPHANTIASIS TROPICAL CONGÉNITAL · texte numérisé non relu

ÉLÉPHANTIASIS TROPICAL CONGÉNITAL

À côté de ces formes anatomiques, il existe des formes cliniques assez spéciales, que nous devons signaler : ce sont les cas d’éléphantiasis tropical congénital. Ils présentent un intérêt pathogénique indiscutable. Nous donnons deux résumés d'observations publiées par MoncoRvo. QUuENG, CoLey, Linprors, NONNE, JoRpaN, VANxpuyse ont publié des observations analogues.

OBSERVATION I

Eléphantiasis congénital. Moxcorvo. Annales de dermatologie, 1893, D, 209

RÉSUMÉ. — Enfant de trois mois. Né à Rio. Observé pour la première fois le 6 mai 1890. Le père n’a jamais eu de lymphangite ni

d'o dène. La mère au 6° ou 5° mois de la grossdsse a eu de vives émotions el de l’œdème des jambes. Autres enfants sains. Né à terme, par le sommet, pèse 6 kg., haut de 606 em. Dès la naissance les jambes et les pieds offraient un volume anormal qui a subi depuis un accroissement progressif ; il existe un œdème élastique rénitent sauf sur le dos du pied qui garde l’empreinte du doigt. La peau est lisse, de couleur normale, très adhérente au tissu sOUS-jacent. Légère douleur à la pression. Hydrocèle double. La peau est indemne sur le reste du corps. Pas de filariose. Pas d'examen his-

tologique, Cette tuméfaction sous l'influence d’un traitement com-

pressif et électrique prend la consistance de l’œdème mou.

OBSERVATION Il

Eléphantiasis congénital. Moncorvo. Journal de clinique et thérapeutique infantiles, 22 août 1895.

RÉSUMÉ. — Enfant mâle, 5 mois. Race mixte ; observé pour la première fois le 28 mai 1895 ; syphilis hérédilaire (coryza, polyadénite). La mère eut une Ivmphangite du sein gauche, en allaitant son avarnt-dernier enfant. Plusieurs chutes excessives pendant sa dernière grossesse. Au 7° mois, nouvelle chute et poussée de Iymphangite de la paroi abdominale, avec fièvre, frissoæs, suivie de suppuration. Accouchement à terme. Enfant. naquit avec un éléphantiasis des mieux caractérisés au pied et à la jambe droite. Les orteils sont normaux, la santé satisfaisante. Le 1° juin, M. Moncorvo Fils pralique l'examen du sang prélevé avec fous Îles soins aseptiques d’un doigt de la mère de l’enfant et n’y trouve qu'une hyperleucoevtose. L’exomen microscopique du sérim retiré du tiers moyen de la jambe droite du petit malade, est fait le même jour : Il révèle la présence d’un certain nombre de streptocoques de Fehleisen isolés ou groupés en diplocoques ou en chaînettes.

Compression élastique, électrisation. Guérison à la troisième sehaine.

Telies sont très rapidement esquissées les différentes formes d’éléphantiasis tropical que l’on peut rencontrer.

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L’Eléphantiasis nostras

La distinction classique entre éléphantiasis arabum et . éléphantiasis nostras basée sur des notions étiologiques n'a plus actuellement sa raison d'être. Nous ne recom- % mencerons par la description clinique et anatomo-pathone logique de léléphantiasis nostras qui est calquée sur celle de l'éléphantiasis arabum. Néanmoins, comme de nombreux travaux pathogéniques ont été effectués sur des éléphantiasis nostras, nous conservons cette division. Il est à remarquer qu'on rencontre, surtout dans nos pays des éléphantiasis des membres et de la vulve. Les éléphantiasis nostras du scrotum sont beaucoup plus

. rares.

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