‹ Considérations pathogéniques et Traitement chirurgical de l'ÉléphantiasisChapitre 19 sur 89 · MENSURATIONS COMPARÉES · texte numérisé non relu

MENSURATIONS COMPARÉES

Membre inf. Membre inf.

droit gauche Au pli génilo crural 53 Cm: brrenmt:

À la partie moyenne de la cuisse. 43 cm. 43 cm. A la rotule: 7 RAICIARE 30 CM.

À la partie moyenne de la jambe. 38 cm. 31 CM.

Aux malléoles. 31 cm. 230CmM.

— 45 Lou

La couleur est uniformément normale dans toute l'étendue des parties malades. La couche cornée est intacte. On note seulement

quelques excoriations superficielles, un peu de desquamation fen- Adillée sur les faces postérieures. La température appréciée à la main semble normale comparativement à celle du membre sain. Il n'existe aucun trouble profond de la sensibilité ; la consistance est. ferme,

dure aux parties inférieures et postérieures ; le tégument reçoit cependant el conserve quelques instants l'impression forte du doigt ; à quelqué profondeur que soil enfoncée une aiguille qui pénètre avec peine dans les tissus, elle rencontre des couches indurées, fibreuses.

Au devant du tibia cetle couche dure est épaisse de 23 mm., l'épaisseur de la partie sur le membre sain n'étant que de 4 à 5 mm. ; partout la piqüre donne issue à un liquide clair, alcalin, fibrinogène, el chargé de cellules. Bien que le poids du membre apporte à la marche une gêne considérable, tous les mouvements peuvent être exécutés.

OBSERVATION II

Gros éléphantiasis de la jambe draile, chez un Européen vivant ‘ans de mauvaises condilions hvgiériques.

Hucez., — Un cas d'éléphantiasis nostras, 2° Congrès de dermalologie et dé vénéréclogie de langue française, Strasbourg, 25-27 juillet 1923.

M. W. &.... 38 ans, né à Lampertsloch. Arr. de Wissemhourg, de parents bien portants ; il a fravaillé comme domestique chez les paysans de sa commune, et aussi, pendant quelques années, comme manœuvre aux mines de pétrole qui se trouvent aux environs de son village, Bepuis quelques années il est berger, et garde les troupeaux de moutons de sa commune. Il passe souvent des nuits entières dehors, dans un terrain quelque peu humide et marécageux. I n'a jarnais changé de vie. il n’a jamais quitté son pays ni son village.

Depuis une douzaine d'années, il remarque que sa jambe droite er son pied droit ont progressivement augmenté de volume.

La jambe et le pied sont démesurément grossis, et présentent tous les autres caractères de l’éléphantiasis. On ne constate pas d’œdème vrai, mais une sensation de dureté, de peau scléreuse au toucher, adhérente au plan profond. La peau ne se laisse ni soulever ni plisser. Hyperkératose, papillomatose, ganglions hypertrophiés de l’aîne, la peau est macérée, provoquant une forte odeur nauséabonde.

MENSTIRATIONS COMPARÉES

Circonférence Cuisse droite 5o cm. Cuisse gauche 46 cm. — Genou droit 48 em. Genou gauche 41 cm.

ae Mollet droit 37 cm. Mollet gauche 27 cm.

— Pied droit 30, Cm..." Pied, vache 2#7/enr.

OBSERVATION HI

Sur un cas d’éléphantiasis nostras. Revo (Société de Biol., 3 avr. 1897). :

Femme de 6/4 ans, n'a jamais quitté Paris. Les membres inférieurs et les organes génitaux externes sont atteints d’un éléphantiasis ayant acquis un développement considérable, puisque la mensuration des cuisses dans leur parlie moyenne à denné 77 à 8o cm. de pourtour.

Les léguments des cuisses sont le siège d’une rougeur diffuse et de nodosités dues à l’existence de varices lymphatiques, les jambes sont recouvertes de plaques croûteuses ayant plusieurs millimètres d'épaisseur : au-dessous de ces plaques, il existe une sorte de magma demi solide, d’odeur nauséabonde. La malade se plaint de ces régions, qui sont douloureuses et qui sont actuellement le siège d’une poussée aiguë. L'origine de cet éléphantiasis est difficile à préciser. Il s’est développé à la suite de ro grossesses ; elle a eu des poussées de lymphangite qui se sont déjà produites plusieurs fois sur les membres inférieurs ; elle a eu notamment une poussée érysipélateuse des plus nettes.

L'examen bactériologique du tégument atteint pratiqué dans la période apyrélique a montré de très rares streptocoques, un micrococcus ayant l’aspect du pneumocoque de Talamon Frankel.

Les cultures sur gélose ont donné de très rares colonies de streptocoques, mais de très nombreuses colonies de pneumocoques.

L'examen bactériologique de la Iymphe, puisée par ponction des varices Ivmphaliques, a donné sur lamelles et dans les cultures les mêmes résullats.

Cette femme reconnaît que plusieurs fois les poussées de son affection ont coïncidé avec un état pulmonaire caractérisé par de la dyspnée, de la toux.

B) Éléphantiasis survenant à la suite d'opération sur le sein avec ou sans curage des ganglions axillaires.

Ces éléphantiasis surviennent de façon très variable. Tantôt ils surviennent immédiatement après l'intervention, tantôt après un véritable intervalle libre, trois

semaines, un mois, parfois après plusieurs mois suivant l'opération.

Ils intéressent le membre tributaire du territoire ganglionnaire.

L’éléphantiasis peut intéresser le membre en entier ou au contraire. être segmentaire, c’est-à-dire ne toucher qu'une partie du membre à l’exclusion des autres. Par exemple, l’avant-bras qui peut être hypertrophié, alors que les bras et la main sont indemnes. Au début, c’est un simple œdème qui peut être accompagné ou non de réactions inflammatoires généralement discrètes. Plus tard, cet œdème qui est devenu chronique, se transforme en éléphantiasis. Il n’y a pas de différence avec les éléphantiasis nostras du groupe précédent. Voici CHERS observations de ce 2° groupe de faits.

OBSERVATION I Eléphantiasis du bras consécutif à l’ablation d’un sein avec curage ganglionnaire. W.-S. Harsren, ReicuerT, Mownr-Rein. Lyon Chir., juill.-août 1992. — Observation résumée.

En “917, le Docteur Harsren pratique l’ablation d’un sein avec curage ganglionnaire. Neuf mois après l'opération la malade consulta pour un œdème subit quoique peu important du bras du côté opéré, qui auparavant n'était pas enflé. Elle ne se rappela pas avoir eu des signes généraux el était sûre de n'avoir pas remarqué de rougeurs inflammatoires du bras, coïncidant avec son gonflement. Depuis le moment de cette consultation jusqu'à mort, 4 ans et 3 mois plus tard, l'œdème n’augmente pas. Elle mourut de métastases carcinomateuses des os. Il n’y avait pas récidive locale, ni de récidive dans les Iymphatiques qui aurait pu affecter da circulation du bras.

OBSERVATION I

Harsren, Rercuerr et Monr-Rern (Lyon Chir., juill.-août 1922). (Résumé).

Une malade sur laquelle le Docteur HArsrTEp ‘avait fait en novembre 1916 la cure radicale d’un cancer du sein au Johns Hopkins Hospital, revint le voir en mai 1920 pour un œdème aigu du bras, correspondant au côté opéré. Le bras avait gardé son volume nor-

mal jusqu’en février rg20 où la malade avait eu ce qu'elle appelle « une crise » dans la convalescence d’une grippe.

Cette crise aurait débuté par des nausées, un frisson une forte fièvre. Le bras aussitôt se mit à gonfler, des traînées rouges apparurent allant de l'épaule jusqu'au poignet. En peu de jours la roùgcur fut diffuse et l’œdème du bras prit des proportions désespé- © rantes. La main, dit la malade, ressembla à un gant de boxe, et ï pression digitale y produisait dés oodets profonds. Au bout ce 8 à ro jours la rougeur avait disparu et l’œdème était en voie ta diminution. Durant les trois mois qui précédèrent sa seconde .admission à l'hôpital, la réduction de volume se fit moins rapidement dans le membre malade (bras gauche) dont la circonférence à la partie moyenne mesurail 4 cm. de plus que l’autre bras, et à l’avantbras 3 cm. 5. Au-dessus de la elavicule aucun ganglion n'était percopüble ; au-dessous il n'y'avait ni saillie, ni résistance. Dans la peau du bord supéro-externe de l’aire greffée (HALsrE£D à cette époque laissait béante Ja plaie d’exérèse du sein et appliquait imméciatement des greffes cutanées), on trouve une récidive de carcinome, deux nodules non ulcérés, l’un du volume d’une noisette, l’autre plus pelit qu'un pois cassé. Pendant trois ans et trois mois après l’opéralion et jusqu’à l'épisode infectieux, il n’y avait aucun signe de blocage de canaux Iyÿmiphatiques par récidive. Huit jours après sa seconce entrée (1% juin 1920) la malade fut opérée par le Pocteur Moxr-Rein, chirurgien résident. Il trouva la partie moyenne el la troisième partie de la veine axillaire complètement oblitérée, par une néoformaetion qui se continuait directement avec le plus gros des nodules cutanés. $

Il a enlevé la veine axillaire et la tumeur d’un seul bloc très larcement. En examinant la pièce, il semble évident que la veine avait été envahie par l’extérieur et qu’elle était oblitérée d’ancienne date, bien avant la crise infectieuse.

Après l'opération, l’ædème diminua rapidement et deux mois plus land le bras avait retrouvé à peu &e chose près ses dimensions normales.

ÉLÉPITANTIASIS DES MEMBRES CONSÉCUTIFS A L’EXÉRÈSE D’ADÉNOPATHIES

Eléphantiasis du membre inférieur consécutif à une intervention sur une adénopathie d’origine indélerminée. Ficripint (Thèse Montpellier, 1G25).

RÉSUMÉ, — C. T.…., 63 ans, journalier. Entre dans le service le 8 février 1924 pour he ntians du membre inférieur droit.

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