‹ Considérations pathogéniques et Traitement chirurgical de l'ÉléphantiasisChapitre 21 sur 89 · ÉLÉPHANTIASIS NOSTRAS DE LA VULVE · texte numérisé non relu

ÉLÉPHANTIASIS NOSTRAS DE LA VULVE

Cliniquement, il est classique de distinguer deux variétés d'éléphantiasis nestras de la vulve

1° L'esthiomène de la vulve, décrite par Hueuier, en 1848, où le processus hvpertrophique est secondaire à une ulcération plus ou moins chronique de la région vulvaire.

Dans bon nombre de cas, il apparaît des poussées inflammaloires avec rougeur œdémateuse et douloureuse de la peau, réaction INmphangitique et adénopathie.

Tout rentre dans l’ordre au bout de quelques jours, mais il se produit des recrudescences répétées, quelquefois même rythmiques, à l’occasion des causes banëles.

Souvent elles sont d’ailleurs moins violentes et plus trainantes que le premier épisode.

La tuméfaction qui ne s'était pas entièrement dissipée, s’installe et augmente peu à peu.

Tantôt une grande lèvre augmente de volume, tantôt les deux engainant le clitoris et les petites lèvres dans une sorte de fer à cheval. Dans certains cas, le clitoris et les petites lèvres peuvent participer au processus d’hyperplasie.

>° Une forme hypertrophique d'emblée à début insidieux et évolution torpide, à l’origine de laquelle on rencontre très souvent la tuberculose ou la syphilis.

ANATOMO-PATIHOLOGIE DE L'ÉLÉPHANTIASIS NOSTRAS VULVAIRE

Lorsqu'on pratique l'examen histologique d’une telle tumeur éléphantiasique, on retourne les caractères généraux des lésions éléphantiasiques, œdème chronique assccié à-l'hyperplasie conjonctive.

Voici le compte rendu anatomo-pathologique d’une observation de DELANGE

Tumeur recouverte par un épiderme peu kéralinisé et constitué par une ‘hyperplasie conjonctive du derme accompagné d’œdème et de phénomènes d’inflammation chronique. L'épiderme n’est pas épaissi et présente simplement de légères lésions de spongiose.

Le tissu conjonctif du derme a un aspect variable très riche en collagène, immédiatement au-dessus de l’épiderme, il est, au contraire, lâche et même hyalin vers le centre de la tumeur.

La vascularisation est abondante, surtout en lymphatique généralement extasiés ; les vaisseaux sanguins sont légèrement allérés ; on note surtout un épaississement de la paroi.

Le processus inflammatoire envahit toute la tumeur, l’ensemble du tissu est parsemé de nodules dont la taille varie, de même que la constitution.

Les nodules jeunes se présentant sous la forme de manchons périvasculaires constitués par la réunion en couronne des plasmocytes qui prédominent toujours nettement.

On rencontre, en outre, quelques mastzellen.

Les polynucléaires font, à peu près, complètement défaut.

Les nodules plus évolués sont formés, au centre, par une ou plusieurs cellules géantes.

Ces cellules sont entourées de cellules épithélioïdes, puis de Iymphocytes mélangés à des plasmocytes. ;

Il est remarquable que les nodules contenant des cellules géantes renferment toujours une assez forte proportion de lymphocytes.

Une autre formation est assez constante, certains plasmocytes contiennent des granulations bien visibles, surtout après la coloration de Mann.

Ces granulations apparaissent alors, tantôt bleues, tantôt rouges, excessivement petites et très nombreuses ou, au contraire, de grande taille et moins nombreuses. Elles correspondent aux « corps de RUSSEL ».

On les trouve surtout dans les plasmocytes des nodules jeunçs.

Il semble bien que ces granulations constituent au moins une partie des inclusions arrondies, œsinophiles que l’on voit dans certaines cellules géantes.

Les cellules géantes existent aussi en dehors de tout nodule à l’état libre, en (plèin tissu conjonctif, où elles paraissent subir un processus dégénératif marqué.

En aucun point, on ne peut noter de caséification.

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Le Trophæœdème

C'est Henri Merce qui, en 1898, créa ce nom en décrivant le syndrome : « Le terme de trophœdème, dit-il, pourrait être employé d’une façon générale pour désiener tous les œdèmes dystrophiques, de cause encore inconnue, mais vraisemblablement d'origine nerveuse, Il n'aurait d'autre mérite que sa brièveté ».

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