‹ Considérations pathogéniques et Traitement chirurgical de l'ÉléphantiasisChapitre 36 sur 89 · THÉORIE MICROBIENNE · texte numérisé non relu

THÉORIE MICROBIENNE

La théorie filarienne pure est donc difficilement acceptable, d’ailleurs les faits cliniques montrent que si les lésions filariennes donnent naissance parfois à un éléphantiasis, cette transformation exige une série de poussées inflammatoires souvent fort nombreuses. Il existe, en effet, des lésions indiscutablement filariennes, telle le Ivmphoscrotum, qui garderont leurs caractères propres, tant qu'aucune inflammation ne sera survenue.

Qu'il survienne sur ce Iymphoscrotum des poussées érysipélateuses à répétition, peu à peu, les caractères de cette infection se modifieront, et l’éléphantiasis se développera. C’est cette extrême fréquence des phénomènes infectieux dans les antécédents des malades porteurs d’éléphantiasis qui a donné le jour à la théorie microbienne et c’est cette théorie microbienne qui a servi de trait d'union pour affirmer l'identité de l’éléphantiasis tropical et de l’éléphantiasis nostras.

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