CRITIQUE DE CES PROCÉDÉS
Ils donnent un rôle de drainage à des tissus sclérosés. Or, il est peu vraisemblable que ce rôle soit rempli, et on est en droit de se demander si les améliorations observées ne sont pas simplement dues à l'effondrement de l'aponévrose et à la communication établie entre les régions superficielles et profondes.
Ce que réalise à moins de frais la méthode de Konpo- Léon-PAyr, que nous allons étudier maintenant.
3° MÉéTHopEe DE KONDOLEON-PAYR
C’est certainement la méthode de drainage profond la: plus simple.
Les artifices utilisés dans les différentes méthodes de drainage profond semblent pouvoir être supprimés. Un point paraît capital : l'effondrement et la large ouverture de l’aponévrose d’'enveloppe du membre. C'est ce que réalise la méthode de KonpoLEoN-PAYR.
Le 27 juillet r9g12, Konporeon publiait dans le Zentraltblatt für Chirurgie, un procédé de drainage profond de l’éléphantiasis qui, s’il semble s'inspirer de la méthode de Lanz, s’en sépare par sa simplicité.
La même année Payr avait mis au point un procédé sensiblement analogue qui fut publié par Jüurasz au Conorès des Chirurgiens du Royaume de Saxe le 26 octobre
TECHNIQUE DE KONDOLEON {27 juillet 1912, n° 30, p. 1022, Zentralblatt fur Chirurgie)
La technique est la suivante
Lorsque la jambe est seule malade, on trace deux longues incisions, l’une à la partie externe et l’autre à la partie interne de la jambe sur toute sa longueur.
Lorsque tout le membre inférieur est épaissi, on trace quatre incisions : deux à la cuisse et deux à la jambe, écartement de la peau par deux larges écarteurs, extirpation de la graisse qui recouvre et infiltre le fascia.
L'aponévrose apparaît à nu.
On enlève au niveau de chaque incision un morceau d’aponévrose de la longueur de l’incision et de la largeur de 3 à 4 doigts.
Les muscles font saillie à l'extérieur.
Hémostase soigneuse.
Suture de la peau sans drainage.
— 171 Pre
TECHNIQUE DE PAYR
Payr complète cette technique par l'addition des points suivants :
Après résection du lambeau aponévrotique, on décolle
les muscles de l’aponévrose pathologique, on résèque une grande partie du tissu cellulaire superficiel infiltré. Quelques points réunissent ensuite la face profonde du tissu cellulaire, la lèvre de l’aponévrose et le muscle sous-jacent. La peau est suturée par-dessus la brèche aponévrotique laissée largement béante.
Suture de la peau sans drainage.