OBSERVATION BERARD ET WERTHEIMER
(OEdème éléphantiasique du membre supérieur. Lyon chirurgical, tome XXII, n° 5, sept.-oct. 1925, p. 689).
Malade de 48 ans. Entré pour un œdème volumineux du membre supérieur gauche, apparu brusquement 10 ans auparavant à la suite d'une violente émotion. :
OEdème éléphantiasique du membre supérieur gauche considérable et respectant seulement le 1/3 supérieur.
Très marqué au niveau de la main.
Blanc, dur, iudolent, déterminant une impotence presque complète de tout le membre.
Le pouls radial élant perceptible.
L'examen clinique ne révélait rien d’autre qu'un petit ganglion sur le bord inférieur du grand pectoral à gauche et un autre dans la région carotidienne droite.
Mensuralions
Circonférence du bras à 10 cm. de l’olécrâne : 32 cm. Circonférence de l’avant-bras à 10 cm. de l’olécrâne : 30 em. Première intervention le 10 octobre 1924.
Sympathectomie périartérielle au niveau de la partie tout à fait supérieure de l’humérale.
Le petit ganglion fut prélevé : caractère tuberculeux.
L'aponévrose ne fut pas suturée. Résultat négatif.
Cette opération permit de constater la localisation élective de l'œdème aux plans sus-aponévroliques et l’aspect tout à fait normal des plans sous-aponévrotiques.
Première opération de KONDOLEON, 78 novembre 1924.
Sur la face externe de l’avant-bras et du bras, on pratique une longue excision aponévrotique.
Amélioration notable, d'autant que l’incision brachiale laisse écouler péndant plusieurs jours un important épanchement Ivmphorréique.
Le o décerr:hre 1929, la malade 4 récupéré l'usage de sa main et l’œdème a notablement diminué sur Ja face dorsale de celle-ci.
Le 11 décembre, on fait une intervention analogue portant sur la région olécranienne, excisant la bourse séreuse rétro-olécranienne ei élablissant une large communication entre les plans sus et sousaponévrotiques.
Celle intervention ne modifie pas sensiblement l’état du membre.
Le 6 janvier 1925, on pratique une opération de Hanprey. Trois grands fils de soie de gros calibre traversent en sélon tout le membre supérieur pour aboutir dans les tissus sains des régions deltoïdienne et pectorale.
En outre, on institue un traitement régulier consistant en massages et en applications quotidiennes d’une bande de caoutchouc modérément serrée autour du membre supérieur.
Progressivement l’état de la malade s’améliora, l'œdème diminua au point qu'il fut possible de percevoir les reliefs osseux et même ceux des tendons extenseurs sur la face dorsale de la main.
Les mensurations traduisirent une diminution de la circonférence de 1 em. 5 au bras et de » cm. à l’avant-bras.
RÉSULTATS. — Echec de la sympathectomie.
(Résultat incomplet de l’opération de KonpoLrow.
Résultats favorables de la méthode lymphangioplastique d'Haxn- LEY, mais à noter que l’utilisation successive des méthodes complique l’appréciation.
OBSERVATION IT. — Pénix (Thèse Paris, 1935).
RÉSUMÉ. — Mile R. O..., âgée de 23 ans.
Le 26 avril 1933, la malade se heurte violemment le métacarpe dorsal de la main gauche contre une porte.
Aussitôt après le traumatisme, la main commença à enfler et la blessée à souffrir.
Au bout de trois jours, la tuméfaction était constituée.
Depuis ce temps la malade souffre. La douleur était constante. A la fois spontanée et provoquée par des mouvements. Elle consistait surtout en sensations de picotements.
Aussitôt après le traumatisme la lésion fut traitée par des pansements humides et des bains chauds. Dans la suite, on essaya des rayons ultra-violets et infra-rouges. Cela sans aucun résultat.
Vue le 15 juin 1934 par le D’ Pierre RouQuès qui diagnostiqua un œdème dur traumatique du dos de la main. Il constata à ce moment une tuméfaction prédominant surtout au niveau des deuxième et troisième métacarpiens et dont l'aspect violacé s’accentuait de temps à autre:
Au niveau de la tumeur, la peau était plus froide que du côté sain. La force de la main évaluée par pression, au dynamomètre était égale à zéro. Les douleurs persistaient irradiant dans l’avant-bras et le bras jusqu'à l’épaule.
Opérée le 4 juillet 1634, soit près de quinze mois après le début des troubles : sympathectomie périhumérale, anesthésie locale.
Après l'intervention on observa une légère diminution de l’œdème mais les douleurs persistèrent et la force ne revint pas. La malade sort de l'hôpital mais ne peut reprendre son travail.