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MAO MON CISSÉ ee AE FAN SLT è 48 cm. 52 cm 146 SU DA AMD D ae LA AE 38 cm. 41 cm 1/3 moyrijambe "au met 4s AMEN de 37. CM. {2 cm; Cou-de-pied ....:%1.: PA LESESE RS eee 30 Cm. 32100:
La malade va se reposer lrois semaines puis entre dans le service le 9 février 1936.
15 février 1986, — On pralique une culture de la Iÿmphe par injection de sérum physiologique dans le tissu cellulaire de la jambe gauche et réaspiration. La culture en bouillon et sur gélose Veillon fut négative, sauf une pousse tardive de colibacilles, provenant manifestement d’une souillure au cours dés manipulations.
Un examen de sang (15 février 1936) a donné les renseignements : Hématies : 3.820.000.
Leucocytes : 18.000.
Hémoglobine : 70 %.
Formule leucocylaire. :
Polyneutro : 86 %.
— éosino : 1 %.
Grands mono : 2 %.
Moyens mono : g %.
Lymphocytes : 12 %.
10 Mars 1936. — Mensuration (avant opération)
M: 0 MT G TAOTMIOY ICLLISSE USER M NU CU RTE OR OS CH 56 cm. 1/3 sup. jambe ..... RENE RUE = 39 cm. 16 cm. 1 ÉMMON A jAmMbE Le. AR AE CN AE NA 4o em. 43 cm. MPOUIAE DIS ee CL AE nl DD CU UN 34 cm.
6 mars 1936. — La réaction de WasseRMaANx est négative. 7 mars 1936. — Les examens radiographiques du squelelte n’ont
rien montré d'anormal.
II MOTS 1936. — Première intervention (DŸ ne GAUDART p’AL- ‘ LAINES et Bripot).
On pratique
1) Une sympathectomie interlombosacrée bilatérale, suivant la méthode de DaxreLoporu.
(L'examen histologique a confirmé l’ablation du sympathique gauche.) A droite, l’ablation est incertaine.
2) Dans ia même séance, drainage bilatéral des membres inférieurs selon la méthode de KoxporÉéonx.
A droile, incision interne allant de la malléole interne au 1/3 moyen de la cuisse. |
__ suture aux crins et agrafes — pas de drainage.
A gauche, incision externe allant de la malléole au 1/3 moyen de la cuisse — ablation du tissu cicatriciel de l’ancienne incision.
— libération des muscles sous-jacents à l’aponévrose, suture de la peau par surjet de fil de lin n° 5.
— pas de drainage. fab
Au cours de ces manœuvres il s’est écoulé une sérosité abondante,
— une culture des tissus pathologiques (peau, tissu cellulaire, aponévrose) en gélose Veillon et en bouillon a été négative (D° STe- SVART).
Les prélèvements histologiques de la peau, du tissu cellulaire sous-cutané, de l’aponévrose d’enveloppe du membre, d’une veine paraissant ‘pathologique, fait au niveau de la jambe gauche ont donné des résultats suivants
— épaississement considérable du derme avec production d’un : tissu conjonclif fibreux dense.
— œdème du tissu cellulaire sous-Cutané.
— le tissu aponévrotique est épaissi et anormalement scléreux.
— la veine prélevée a des parois anormalement épaisses. (D? Gri- COUROFF) {20 mars 1636).
À partir du 5° jour après s’intervention (16 mar 1926), on pralique une séance de radiothérapie quotidienne. pour éviter la production de tissu fibreux au niveau des cicatrices des membres inférieurs.
Mais le 2c mars, ‘après la 4° séance), on est obligé de cesser, car l’applicalion malencontreuse d’un leucoplaste sur la plaie abdominale a provoqué à ce niveau l'apparition d’une éruption de type urticarien, accompagnée d’un certain œdème du tissu cellulaire abdominal et d’un prurigo de la face et du cou.
Cette éruption el cet œdème ont régressé en 4-5 jours.
Les agrafes et les fils de la plaie ak dominale sont enlevés au 7° et 8° jour.
Les agrafes et les fils des membres inférieurs sont enlevés au r0° et 11° jour (cicatrisation par primam).
31 Mars 1936. — Mensuration nouvelle.
MECED: MIAGE T'DRIMON RCUISSEREN FN NN SE A APR 5o cm. OS TCNE D) SD NOMME LEE NEA 3G CM. ho em.
1) H00.MambeN he Rue DA LRU 35 Cm. 37 Cr:
Conde DIS A LEA RMS RPM Penn e 28 cm. 30 cm.
31 mars 1936. — (D Brinot et Tzanxneris). Opération de Kowno-
LEON. Deuxième intervention.
1) A Ja face interne du membre inférieur gauche, anciennement opéré par le Docteur Low, on trace une incision depuis la base de la cuisse jusqu'au mollet
— cette incision dépasse l’aponévrose d’enveloppe très épaisse. ablation d’une bande aponévrotique de 4 em. de large et décollement des muscles sous-jacents, de part et d’autre des lèvres du fascia : il s'écoule une abondante sérosité.
Eu TE —
— fermeture de la peau par surjet au fil de lin.
— prélèvement histologique.
2) Incision de ro cm. sur la face externe du cou-de-pied gauche.
Aponévrectomie — sulure au lin.
3) Les jours suivant l'intervention, radiothérapie sur la plaie opératoire : 2 séances. Ablalion des fils au 8T jour.
Mensuralion le 11 avril 1936.
MLD: Ve METTE -G:
DD NON CU ISSU Te A MALE 50 cm. b3 cm.
Sr Supiljembe Mn ee DNA TES ete 38 em. 5 ho cm. LS0mONL jambes rire era 9/11C0mM DHLUCITLAND COHGE pre di ere den OReE DL CFA - 29 Cm Le Q avril 1936. — La malade a un furoncle sur la face externe de
Ja partie supérieure de la cuisse droite,
Injection de propidon dans le tissu cellulaire sous-cutané du bras gauche, le g avril 1936.
Le 11 avril 1936. — Il existe un peu de gonflement de la partie externe de la base de la cuisse droite, mais la partie inférieure de la cuisse et de la jambe droites n’ont pas été modifiées par le furoncle.
Le 13 avril 1936. — Apparition d’une éruption vésiculeuse sur la face externe de la racine de la cuisse droite, autour du furoncle.
Cette éruption est due à la pose intempestive d’un leucoplaste, comme le prouve sa topographie (elle dessinait au début la surface d'application de l'adhésif.
La cuisse droite est à nouveau enflée, et la jambe droite l’est aussi, mais plus modérément.
19 avril 1936. — L'’éruplion a disparu et la cuisse droïte à repris un aspect sensiblement normal.
0 avril 1936. — Mensuralions.
MED. Me FC TS MOY- Me CUISSe Verre So te 5 03101 54 cm.
TS SUD de Jambes; "uR RS ho cm. 3Q Cm.
mImoyride jambe st... LIRE 35, CM. 33 em.
Coude pied A eee nee 27 CIM. 28 cm,
Il est évident qu'on ne peut tirer aucune conclusion de ces deux observations, encore trop récentes.
Mais ce que nous pouvons dire, c’est que les. opérations sympathiques seules n'ont aucune action sur l'éléphantiasis.
On voit donc, par tout ce qui précède, que le traitement chirurgical ne peut prétendre guérir cette affection. Tout au plus peut-il se proposer d'en atténuer les effets.
Thérapeutique chirurgicale prophylactique
Il faut agir sur les œdèmes segmentaires chroniques avant leur passage à la fibrose.
Nous savons tout d’abord que l'œdème NE Le peut disparaître complètement.
Voici une observation de disparition spontanée et totale d'œdème chronique
ARNOZAN (As. agrégat. 1880) empruntée à Pitres
Eléphantiasis chez un tabétique.
Femme 4o ans, tabétique : douleurs fulgurantes, incoordination motrice, chez laquelle se développe peu à peu une arthropathie du genou gauche, et s'accompagne d’un œdème énorme, dur, indolore, absolument éléphantiasique, des deux membres inférieurs.
Au bout de quelques mois l’œdème disparut.
L’arthropathie persista.
Les phénomènes aigus avaient fait complètement défaut.
Le malade ne s’alita pas un seul jour.
La sensibilité était intacte.
Les réflexes abolis aux membres inférieurs.
Nous savons également que dans un grand nombre de cas on peut guérir chirurgicalement l’œdème chronique. Ici l’intervention sur le système sympathique peut agir.
En voici quelques observations
OBSERVATION DE PENIN. — Thèse Paris, 1935.
Emile HE..…., 27 ans. Accident survenu le 23 novembre 1933 dans les éonditions suivantes : le malade employé comme chargeur au Sérvice dé voirie élait occupé à charger des caisses poubelles lors-
qu'une de celles-ci en tombant lui coinça la main contre le bord d'une autre caisse en toile. Presqu'aussitôt le blessé se plaignit de irès fortes douleurs au niveau de la face dorsale de la main gauche. Cependant, quoiqu'avec difficulté, il continua son travail. Mais le lendemain, il fut obligé dé lé cesser et dut aller consulter un médecin.
Celui-ci constata un œdème volumineux intéressant les parties molles au niveau des deuxième, troisieme ef quatrième métacarpiens. A la palpation, la douleur était aiguë surtout au niveau du troisième espace intermélacarpien. Une légère érosion de la peau marquait évalement cet endroit.
Un pansernent humide antiseptique fut immédiatement appliqué et, Ges bains chauds de la main et de l’avant-bras furent prescrits. Le surlendemain 25 novembre, même état. Le 28, l’œdème avait un peu diminué. Lé 40, lon pouvait plus facilement palper la main blessée et on conslatait la présence d’une luméfaction assez prononcée au niveau de la face dorsale de cette main.
Vu Je 1% décembre par le médecin de la Compagnie d’assurances, institution d’un traitement par le massage électrique et l'air chaud. De plus, on applique un pansement sec et l’on soutient le bras à l’aide d'une altelle en bois. 'L’état s’améliora. Les douleurs diminuèrent mais la tuméfaction persista.
Le 2 décembre, une radiographie:montra l'intégrité du squelette.
Le blessé reprit son travail le 27 décembre, mais en avril 1934, ül vient consulter parce qu'il souffre ; on constata l'existence d’un petit kyste synovial entre le 4° et le 5° métacarpien ; on procède à son ablation le 2 mai 034.
Cependant cette opération ne le soulage pas. La tuméfaction augimente de volume, devient plus douloureuse, entrafnant de l’insomnie.
Le malade peut à peine remuer les doigts. Ceux-ci restent presque constamment à demi-fléchis. Le périmètre de la main pris au niveau de la commissure du pouce mesure 26 em.
Le D' Pierre RouQuEs porte le diagnostic d’œdème dur traumatique et décide une sympathectomie qu'il pratique le 4 juin 1934 anesthésie générale au protoxyde d’azote. Incision brachiale antérointerne sur la ligne de ligature de l’humérale au 1/3 moyen. Svmpathectomie fpérihumérale sur une longueur d'environ! 3 cm.
Le lendemain @e l'intervention, les douleurs ont presque complètement cessé ; Ja tuméfaction persiste surtout à la partie supérieure.
Périmètre de la maïn, 25 cm. Au départ, le 8 juin 1934, les douleurs ont complètement disparu, la main n’a plus que 23 centimètres de circonférence. Le 3 décembre 1934, le malade est revu-pour examen systématique
Les mouvements sont normaux, flexion et extension, les douleurs ont disparu. [1 persiste à faire une légère tuméfaction dans: l’espace compris entre les deuxième et troisième mélacarpiens à peine de Ja
taille d’une pièce de deux franes. Au niveau de cette tuméfaction, l'aspect de ia peau est normal. On palpe cette tuméfaction et si l’on se rend compte de son extrème dureté, on se rend également compte de son peu de volume et de son indolence, Cette tuméfaction ne bouge plus depuis l'opération: La circonférence de la main est de 23 Cm. |
Il n'existe aucun trouble d’origine sympathique.