‹ Considérations pathogéniques et Traitement chirurgical de l'ÉléphantiasisChapitre 84 sur 89 · OBSERVATION DE ROUGEMONT ET POLLOSSON · texte numérisé non relu

OBSERVATION DE ROUGEMONT ET POLLOSSON

OEdème post-trtumalique guéri par sympalhectomie Gin Lyon Chir., 1934, p. 640). (Soc. de chirurgie de Lyon, 15 mars 1934).

Femme de 23 ans qui fit le 8 avril 1933, une chute de sa hauteur, déterminant une entorse libio-larsienne gauche sans lésion osseuse.

Quelques heures après l'accident, le pied devenait gros, œdémateux et froid.

Puis, dans les jours suivants, le gonflement alieignait peu à peu les 2/8 inf. du mollel.

Le 19 mai, M. Porcossox, qui voit la malade, l’immobilise dans un appareil plâtré remontant. au-dessus du genou. 24 lheures, après, l’æœdème a disparu, le pied est chaud et sec ; le plâtre est enlevé au bout de quelques jours.

Le soir même de l’ablation, l'œdème reparaît, envahissant cette fois toute la jambe, jusqu'au creux poplité. Malgré un nouvel appareil plâtié remontant jusqu’à la racine de la cuisse, cet œdème persiste, absolument immuable.

Fendant quelque temps, l’idée vient que l’intéressée pose à la racine du membre un lien de striction mais les dimensions du plâtre établi dans un but de contrôle et la disposition de l’appareil permettent de rejeter celle hypothèse.

Le 4 août, les mensurations du membre montrent que l’augmentation du périmètre et du côté malade, supérieur.

— au pied de 5 cm.

—+ au couù-de-pied de 6 cm. 5.

—— "au mollet “de :6 cm:

—— à la jarretière de 1 cm.

et que, par contre, une atrophie musculaire de 3 cm. est visible à Ja partie inférieure de la cuisse.

Les empreintes plantaires montrent que le pied gauche est creux et petit. |

La longueur de l'empreinte gauche est de 16 cm. contre 18 cm. du côté sain. .

Le

bord externe est à peine marqué alors qu’il mesure 2 cm. 5

de larsce sur l'empreinte saine.

Les mouvements de flexion et d'extension du genôu sont normaux,

mais

la flexion dorsale de la tibio-tarsienne est nulle et la flexion

plantaire de 30° seulement à partir de la position intermédiaire.

Le

7 août, sur le conseil de M. le Prof. LeRICHE, qui a examiné la

malade, on fait une sympathectomie périartérielle au niveau de la fémorale commune.

Au cours de l'intervention, l'artère fémorale découverte mesure à peine 6 mm., elle bat faiblement. La dénudation est faite sur une longueur de 3 cm. avec résection du tissu péri-vasculaire.

Dès le soir même, l’œdème a diminué au niveau du mollet, le Jendemain dans la journée il subsiste seulement jusqu’à la hauteur de la cheville ; dans les jours suivants, il disparaît progressivement sans toutefois que l'aspect du membre ressemble à celui de l’autre

côté.

Au 15° jour la malade se lève, et reprend peu à peu une vie

active. (

En deux mois, elle est passée d’une impotence très accentuée à une fonction compatible avec son travail. Cinq mois s'étaient écoulés auparavant. A l’heure actuelle, les différences de mensuration du membre sain et du membre opéré donnent

ni ———

au niveau du pied

au niveau du cou-de-pied : 1 cm.

au niveau du mollet : o.

au niveau de la cuisse : o.

flexion dans la tibio tarsienne est de

côté plantaire : 4o° à droite et à gauche.

côté dorsal : 10° à gauche el 15° à droite.

Les empreintes plantaires accusent, à l'inverse des précédentes, une reprise de l’appui normal et des dimensions.

OBSERVATION COTTALORDA

OŒdème chronique de la main. Résection du ganglion étoilé.

Amélioration considérable, par M.-J. (CoTrAroRDA. (Bull. et Mém. Soc. Chir., Marseille, oct. 1092 n°28)

Je vous rapporte l'observation suivante du malade que je vous ai présenté dans la dernière séance

be

., 66 ans, entre le 9 septembre 1932 dans le service de M. le

Professeur Fior rex, que j'ai l'honneur de remplacer, pour impotence et œdème de la main droite.

. Depuis quelques jours, sans que le malade ait le souvenir d’un traumatisme récent, celui-ci a vu sa main droite augmenter progressivement de volume en même temps que les doigts deviennent rigides, impossibles à fléchir ni à étendre. En mème temps B... ressentait une sensation . de. tension douloureuse extrêmement pénible, véritable sensation d'’éclatement au niveau des régions palmaires et dorsales de la main droite,

Aucun phénomène général n ‘accompagne ces cer

Notons que le de avait été victime il y a quelques années d’un accident du travail ; coup de marteau reçu sur l'index droit qui après fracture probable de la phalange avait abouti à l’enraidissement du doigt. ÿ ‘

A l'examen nous notons une main au moins doublée de volume par un œdème dur prédominant sur les doigts, la face dorsale et l’éminence thénar. L’attitude des doigts est É AN première phalange en demi-flexion sur le métacarpien, phalangine en flexion sur la phalange, phalangette en extension. Seul l'index conserve sa rigidité due au traumatisme noté plus haut.

Les mouvements des doigts sont absolument impossibles.

Par ailleurs Ja région radio-carpienne est elle aussi infiltrée ; la main est froide mais les battements de la radiale sont oheenilee

La tension artérielle est la suivante au Pachon

Mx Mn LOE

Drortenss sr M RAR ere OÙ ROC 14,5 6 TD CU HO ON RE NL ON PURE PR SR re 14,5 6 3

On institue un traitement physiothérapique à base de balnéation chaude et de massage qui n’amène aucune amélioration.

On se décide après un mois d'observation à avoir recours le 10 octobre 1932 à une tentative de résection du ganglion étoilé droit.

Sous anesthésie locale l’intervention est menée suivant la technique indiquée par Lericue et dont je résume les temps (Lyon Chirurgical, 1926, pp. 763-772).

Premier temps. — Incision oblique de 8 em. entre les deux chefs du sterno-cléido-mastoïdien.

Deuxième lemps. — Section de l’omo-hyoïdien au niveau de son tendon intermédiaire dans l’angle supérieur de la plaie, section suivie de celle de l’aponévrose moyenne.

Le paquet vasculo-nerveux dont on ne voit que Ja gaine est rejeté en dedans.

Troisième temps. — Isolement de l'artère thyroïdienne inférieure. Un fil est passé sous cette artère et sert à la récliner en dehors.

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