DEUXIÈME PARTIE
OBSERVATIONS OBsErvATION Ï
Fracture de l'extrémité supérieure de l'humérus
M. G..., Saint-Louis, voiturier, quarante ans.
Le 1° mai 1904, chute de voiture, contusions des poignets et traumatisme violent de l'épaule.
On amène le malade à lhôpital, on constate qu'il est porteur d’une fracture de l’humérus très haut située, à 4 centimètres au-dessus du col, légèrement oblique de haut en bas et de dehors en dedans.
On place immédiatement une traction avec un poids de 1 kilogramme d'emblée.
L'appareil fut difficile à supporter au début du traitement. Rapidement le malade s'accoutuma et put circuler sans douleur, permettant de mobiliser les fragments.
Le trentième jour, le malade accuse une chaleur intense au niveau de son foyer de fracture, on enlève la traction, la consolidation est complète.
Le 30 juin 1904, sortie, le malade ayant été maintenu à cause de ses traumatismes du poignet.
OBsERVATION II
Fracture de la tête humérale.
Fl..., vigneron, soixante-six ans, cultivateur. Le 17 mars, le malade est tombé sur l'épaule, Depuis la
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chute l'œdème est devenu énorme, très douloureux. En examinant l'épaule on constate par la pression une crépitation osseuse très marquée ; cependant la tête humérale est en place. Le bras est légèrement déjeté en dedans, il existe un raccourcissement de 1 centimètre.
Le malade est mis aurepos pendant trois ou quatre jours, avec une simple écharpe, après quoi on commence la mobilisation de l'articulation et le massage, l'amélioration est rapide, le malade sort le 2 avril avec des mouvements presque normaux et n’accuse presque aucune douleur.
OgsERvATION III
Luxation de l'épaule et fracture de l’'humérus, au niveau du col chirurgical.
P. Charles, voyageur en librairie, salle Saint-Louis.
Le 25 mai 1902, le malade est tombé dans un escalier, sur le bras droit. Si on palpe l'articulation de l'épaule, on sent une dépression très nette au niveau de la tête humérale.. Celle-ci n’est pas en place ; on la trouve dans le creux axillaire. On sent, en outre, juste au-dessous de la tête, une crépitation nette et caractéristique, qui ne peut ètre confondue avec la crépitation plus sourde, que donnerait la luxation.: |
Le 22 mai, sous-anesthésie, on réduit la luxation, facilement du reste, et on immobilise le bras, dans une écharpe de Jean-Louis Petit.
Les jours suivants on se contente de masser la région.
Le 7 juin, le malade quitte le service, allant bien, mais ayant encore des mouvements fort limités. Il ne présente aucune déformation apparente.
On n'a pas revu le malade, mais il est probable que son état est satisfaisant puisqu'il s’est abstenu de revenir,
OBsERVATION IV
Fracture de l'humérus au niveau du col anatomique.
B... Claudine, ménagère, salle Saint-Paul.
Le 23 mai 1902, la malade glissa sur les rails du tramway, et tomba sur l'épaule gauche. Elle est amenée immédiatement à l'hôpital.
On sent une crépitation très nette au niveau du col anatomique, mais il est probable qu'il y a un certain engrènement puisque les mouvements du bras sont en partie conservés.
Dans ces conditions, on se contente de placer une écharpe et de masser la malade.
Les phénomènes douloureux disparaissent rapidement, les mouvements s’amendent et la malade quitte le service complètement guérie.