‹ Considérations pratiques sur le traitement des fractures des os longsChapitre 14 sur 31 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

Fracture de l’humérus au tiers supérieur.

D. Claudine, quarante et un ans, salle Saint-Paul, 27.

Le 3 juin 1904, la malade tombe sur l'épaule et se fracture l'humérus au tiers supérieur, l’'æœdème est énorme ; joint à l'adipose de la région l'examen est difficile. On laisse la malade au repos pendant trois jours pour pouvoir se rendre compte exactement de la lésion. Massage léger. On constate une fracture en rave.

7 juin. — Traction avec 500 grammes, puis 1 kilogramme. Il faut placer un gros coussin au niveau du coude pour avoir une traction normale parallèle à l’axe du bras et éviter la crosse. Massage deux jours après.

La malade est habituée à contracter ses muscles pour

(ie

exciter la formation du cal par le frottement et éviter l'enclavement.

Le 5 juin tout est solide. On enlève la traction, Mobilisation du coude et de l'épaule. Les muscles reviennent vite.

Il ne reste aucun trouble fonctionnel, Le résultat est parfait.

OBsERvATION VI

Fracture de l’humérus au tiers inferieur.

EF... M..., {avril 1904. — Au cours d'une promenade en automobile, M... se trouvant sur le siège de devant reçut à la partie inférieure du bras le capot qui recouvre l'avant de la voiture.

Le malade est vu trois heures après l'accident. Pas de gonflement. Pas d’ecchymose. L'humérus est fracturé au tiers inférieur. Pour soulager ce malade, on fait une attelle plâtrée n’occupant que la face postérieure du membre.

Le lendemain, il faut couper les bandes de gaze tenant l’attelle, le gonflement en a rendu le port impossible.

6 avril. — On enlève l'appareil et on installe une traction continue avec un poids de 500 grammes seulement,

La radiographie montre une fracture légèrement oblique de haut en bas et de dehors en dedans, le trait de fracture semble décrire un léger tour de spire.

Radiographie avec la traction ; les fragments se coaptent bien, mais cette fracture doit être surveillée à cause de l’obliquité et du trait spiroiïde. Il faut pour cela fléchir le coude à angle très obtus et mettre le bras en rotation externe. Dans la position fléchie à angle droit, les fragments s'écartent un peu.

10 avril. — Le poids est augmentéet porté à 1 kilogramme. On peut examiner le malade sans douleur, mobiliser les fragments comme on veut. Massage.

te,

25 avril. — Sensation de chaleur dans le foyer de fracture.

Le cal n'est pas encore solide.

29 avril. — La consolidation est parfaite. On enlève tout.

Le cal nest pas trop volumineux. L'articulation du coude se déraidit rapidement. Peu d'atrophie.

20 mai. — Le malade avoue ne se ressentir nullement de sa fracture et a repris ses occupations.

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