‹ Considérations pratiques sur le traitement des fractures des os longsChapitre 15 sur 31 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

Fracture de l'humérus au tiers supérieur,

M... Boz. Salle Saint-Paul.

Le 7 mars 1904, la malade tombe d’une escarpolette, sur le bras. Elle vient à l'hôpital le lendemain.

On constate un gonflement assez marqué de la partie supérieure du bras. La douleur est vive dans la région, l’impotence fonctionnelle complète. Par l’examen on peut saisir les deux fragments que l’on mobilise facilement : c'est le type des fractures en rave.

9 mars. —- Le gonflement à un peu diminué ; on installe une traction avec un poids de oo grammes d'abord, de 1 kilog. ensuite.

Massage dès le début, pour faire disparaître ce qui reste d'œdème. La malade contracte fréquemment son biceps pour le mobiliser. On peut examiner les fragments sans provoquer de douleur : de temps en temps, on les frotte l’un contre l’autre pour activer la formation du cal.

27 mars. — La malade se plaint de souffrir un peu de sa fracture; elle éprouve une sensation de chaleur intense à ce niveau.

30 mars. — On enlève tout. L'aruculation du coude est rapidement assouplie. %

13 avril. — Elle part, ayant retrouvé complètement les fonctions de son bras.

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