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quant le plâtre, ilne restait en somme comme traitement que la simple gouttière ouatée : Quant à la réducüon, dont nous n'avons pas parlé jusqu'ici, 1l est facile de concevoir qu’elle était impossible, la lésion porlant sur le tissu spongieux de Pépiphyse condylienne. Le fragment s'est bien soudé, conservant un déplacement initial. L'articulation est restée libre : seuls quelques signes de laxité ligamenteuse ont persisté.
OgsEervaTion XLIV
Fracture du fémur droit au fiers moyen.
R... Joseph, tripier, quarante-cinq ans, salle Saint-Louis, MAR A :
Le 2 février 1902 le malade a fait une chute du haut d'une échelle.
Il présente à son entrée une déformation de la cuisse siégeant à un travers de main au-dessus des condyles.
A ce niveau, on sent nettement les deux fragments écartés l’un de l'autre : le supérieur pointe en avant et en dehors, l'inférieur pointe en arrière.
Le 3 février on applique un appareil à traction. Le malade, étant alcoolique, supporte difficilement son appareil. On est obligé de lui donner de l’alcool pour le calmer.
Le 3 mars la consolidation est très avancée; on supprime la traction, on continue le massage comme pendant les jours précédents et le malade se lève.
Il sort le 6 mars avec une consolidation parfaite, en bonne position, lui permettant de marcher très convenablement, le mouvement n'a pas été mesuré.
Ogservarion XLV
Fracture du fémur au tiers supérieur
Joseph L..., seize ans, peintre-plâtrier, Saint-Louis, n°39.
Le 17 octobre 1903, le malade, en travaillant au pont de la Boucle, tomba sur le gravier d'une hauteur de 7 mètres environ,
On l'amène à l'hôpital portant à la tête des plaies superficielles ; le délire est continu, le malade est très agité. On peut constater à l'examen une fracture du fémur au tiers supérieur.
Pendant deux jours, même état délirant.
Gouttière plate, extension continue en abduction, Poids de 5 kilogrammes d’abord, de 7 ensuite.
Le 19 novembre, la fracture est consolidée avec un cal très volumineux : le raccourcissement est de 1 em. 50 seulement.
Après quelques jours de massage, le malade commence à se lever. On le garde longtemps, jusqu'à rétablissement complet.
Il sort le 1°* janvier 1904, marchant sans canne et sans béquilles.
Ogservarion XLVI
Fracture du fémur au tiers supérieur
Edouard C., maçon, quarante ans, salle Saint-Louis.
Le 1° juin 1903, le malade tombe d’un échafaudage élevé de 6 mètres.
On constate à l'entrée une fracture de côte et une frac- Lure du fémur gauche au tiers supérieur.
Le malade est mis en gouttière plate de Bonnet, Le 3 juin
RTE
on applique une extension continue avec un double plan incliné ; la jambe est placée en abduction pour permettre au fragment inférieur de se mettre dans l'axe du supérieur qui est attiré en dehors par les muscles pelvi-trochantériens. Poids de 7 kilogrammes. Le 20 juillet, le malade sort en bon état ; le racourcissement est de 3 em. 50.
Comme les fractures de la diaphyse humérale, celles-e1 se prêtent admirablement au traitement par l'extension continue. La seule chose spéciale à signaler, c'est que dans les cas où la lésion porte sur le. üers supérieur, 1l faudra veiller à ce que le fragment inférieur soit maintenu bout à bout avec le supérieur, qui est toujours en abduction. Il est donc de toute nécessité d'exercer la traction, la jambe étant fortement en abduction pour aller à la rencontre du fragment qui s'éloigne. On évitera ainsi la formation d’une crosse et on diminuera le raccourcissement. Le procédé de traction sur un double plan incliné, que nous avons utilisé pour les fractures condyliennes, peut également être employé dans les lésions de la diaphyse. La consolidalion exige en général quarante jours, dans les cas moyens. On ne saurait trop pendant toute la durée du traitement, traiter les muscles par le massage el ce que nous avons appelé l’auto-massage : on ne s’effrayera pas des cals volumineux du début, qui se himent bien par le jeu ultérieur des masses musculaires.
Nous ne donnons pas d'observations de fractures du col fémoral ; les cas ne manquent cependant pas. De toutes les fractures traitées par l'extension, ce sont
ertainement celles qui le sont le plus généralement :
SN
elles ne demandent du reste aucune précaution parlicuhère qu'il soit intéressant de signaler : la woultière
Bonnet suffit souvent.