‹ Considérations pratiques sur les névralgies de la faceChapitre 8 sur 30 · OBSERVATION HUITIEME · texte numérisé non relu

OBSERVATION HUITIEME

Névralgie fi on laie.

Un homme d'une santé ferme, d'un tempérament robuste et d'un âge moyen, était attaqué tous les jours à la même heure d'une douleur (orte, à cet endroit au dessus de l'orbite gauche, d'où sort un rameau de nerf par le trou orbitaire si^périeur. Quelque temps après, l'œil paraissait rouge, enflammé, et laissait couler beaucoup de larmes; insensiblement cette douleur augmentait au point qu'il lui semblait qu'on arrachait l'œil de l'orbite, et elle devenait si insupportable, qu'il en élait comme furieux. Cet état persévérait pendant plusieurs heures, après lesquelles tous ces accidens cessaient, et l'œil revenait aussi net et clair qu'auparavant. Je fis saigner le malade, je lui ordonnai

■ Van Swieten. Comment, in aplior. Boerhaai^ii y § j5y.

( 38 ) des purgatifs légers et des remèdes antiphlogistiqiies ; je fis appliquer des ventouses à la nuque; on réiîéra les vësicaloires, etc., tout cela fut sans succès. (Van Swieten, ayant reconnu dans les ramifications artérielles qui entourent l'orbite , des pulsations plus fortes et plus fréquentes qu'à l'artère radiale, qualifia cette affection de fièvre intermittente locale. ) Je m'empressai, dit-il, d'ordonner le quinquina qui la guérit radicalement » .

L'auteur dit avoir rencontré dans la pratique beaucoup d'autres cas analogues, et avoir obtenu le même succès de l'emploi du quinquina.

La branche ophthalmique ne nous laisse plus à considérer que les névralgies du rameau nasal et de ses divisions. Peut-être est-ce à cette espèce, ainsi que nous l'avons déjà fait remarquer, qu'il conviendrait de rapporter l'observation cinquième, empruntée à Fothergill ; on ne saurait trop dire en quoi elle diffère de la suivante , relativement au siège.

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