Dr Brossier, toc. cit
SANATORIA
Hôpital de Saint-Denis 215 lits.
Hôpital de Salazie 95
Convalescence de Saint-François. . 105
Caserne d’artillerie 103
Total 518 lits.
« Ce chiffre 518 n’indique que les lits prêts à être occupés. Il eôt été facile d’en mettre 180 à Saint- François, 150 à l’artillerie, et d’aménager dans un but hospitalier d'autres locaux.
« C’est ainsi que la caserne d’infanterie de marine, également vide, pouvait contenir 600 lits, le pavillon de l’école communale, 60; l’ancienne caserne de disciplinaires, 60. Bien d’autres bâtiments eussent pu être encore occupés en cas de besoin ; 'mais, pour ne parler que de ceux cités, nous trouvons le total des places
suivant :
Hôpital de Saint-Denis 215 lits.
Hôpital de Salazie 95
Caserne • d'artillerie 150
Convalescence de Saint-François. . 180
Caserne de l’infanterie de marine. . 600
Pavillon école communale 60
Caserne des disciplinaires 60
Total 1.360 lits.
« Ainsi il eût été facile de trouver,' sans entrer dans les détails de nouvelles constructions, chose inappréciable au début d’une campagne, de la place pour 1 .360 lits , et sur les 1.360 il en existait déjà 518 disponibles. Notons également en passant, que 60 lits ont été envoyés, dès le commencement des hostilités, à Tamalave, avec le matériel nécessaire pour constituer la première ambulance.
« Jusqu’à présent, il n’a été question que des constructions existant déjà, et des mieux comprises; mais il eût été aisé de construiTe, avant les hostilités, de nombreux baraquements dans les hauteurs. A Sala/.ie, on pouvait élever, sur l’emplacement même de l'hôpital, quatre autres baraques de 40 lits chacune, semblables à celle faite lors de l’expédition de 1885; à la « plaine des Palmistes », également distante de 60 kilomètres, et à 1.390 mèLres d'altitude, traversée par la route départemental^; des plus praticables ; et encore plus près de Saint-Denis, sur le plateau de la montagne, surplombant le cap Bernard, à 891 mètres d’altitude, exposé aux brises du large, à deux heures de voiture par une route . magnifique. Nous laissons de côté Cilaos, Mafatte... etc., dont la route est pénible et beaucoup plus longue.
« Il est probable que si la commission désignée par le départementde laGuerre pour étudier, parmi lesiles satellites de Madagascar, les meilleurs points devant servir de base d’évacuation, était venue visiter la Réunion, elle eût été frappée des nombreuses ressources que possédait l'ile1 ».
Mais ces ressources diverses : climat réparateur, alimentation abondante, établissements multiples contenant des places nombreuses et immédiatement disponibles, tout cela était-il connu?
Les travaux du D'" Del teil 2, les notices colonialespubliées à la suite des expositions d’Anvers et de Paris, les publications des médecins de la Marine et des Colonies, dans les Archives de médecine navale et coloniale , pour ne parler que des éludes les plus récentes, avaient apporté sur cette question les notions les plus précises. Des articles de journaux spéciaux [Progrès militaire, France militaire ,