‹ Considérations sanitaires sur l'expédition de Madagascar et quelques autres expéditions coloniales, françaises et anglaisesChapitre 111 sur 133 · N“ du 29 octobre · texte numérisé non relu

N“ du 29 octobre

2. Les sanatoria dans les hauts plateaux de Madagascar, n'ont pas été construits, et n’existent pas encore.

3. « Au mois de juin, le chef de service de santé de la colonie.... avait réussi à installer 140 lits ,4 la caserne d’artillerie, et 100 lits à Saint-François, ün disposait ainsi do 240 lits de plus, et on pouvait du jour au lendemain en ajouter 60». — Dr Jean Lémure, foc. cit.

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temps qu une ville telle que Saint-Denis, la capitale de notre vieille colonie de l'océan Indien, offre, avec ses sanatoria établis de longue date, des ressources notablement supérieures à celles de la montagne d’Ambre, ou même de Nossi-Comba. Il y avait à organiser, à utiliser, et non à créer.

Les renseignements contradictoires ou erronés, répandus dans le public, amenèrent le ministre des Colonies à protester contre une déclaration qui lui était prêtée gratuitement, d’après laquelle il serait impossible d’hospitaliser dans toute l'île de la Réunion plus de 300 malades du corps expéditionnaire de Madagascar

Quoi qu’il en soit, sur '518 lits préparés à la Réunion, -08 sont restés inoccupés 1 2. Voilà un fait bien précis, prouvant qu’il y avait des places.

3° L’accès des hôpitaux situés dans les hauteurs était difficile, a-t-on dit; pas de routes; pas de voitures pour aller à Salazie.

Le Dr Jean Léinure dit, au contraire, que les deux stations de Salazie et de Saint-François sont très aisément accessibles3. « Pour se rendre de Saint-Denis à Salazie (Hell- Rourg) il faut quatre heures etdemie (une heure et demie de chemin de fer et trois heures de voiture) ; une diligence fait chaque jour le service entre ce village et Saint-André, point où l’on quitte le chemin de fer 4 » (Rrossier). La route est partout carrossable, très belle, et peut livrer passage à deux voitures de front. Prétendre qu’un vrai malade ne peut faire cette route, une des plus belles de la colonie, c’est ignorer ce qui se fait chaque jour pour les malades civils et les malades de la garnison.

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