Dr Brossier, toc. cit
4° L’argument tiré de ce fait indéniable que les hauts plateaux peuvent être nuisibles aux malades graves, n’a qu’une valeur restreinte. En effet, ces inconvénients n’existent que pour une certaine catégorie de paludéens, les cachectiques et les anémiques névropathes, à réactions vives (Brossier1). Les autres en retirent tous des avantages. D’ailleurs, il était d’usage à la Réunion de n’envoyer les militaires malades dans les hauteurs, qu’après une sélection et un stage faits à Saint-Denis, où ils séjournaient préalablement quinze jours environ. C’est une pratique familière aux médecins qui ont l’expérience des sanatoria des pays chauds. Elle fut méconnue ou négligée lors de l’installation de Nossi-Comba.
5° Le prix de la journée d’hôpital réclamé par l’administration des hôpitaux militaires de la colonie, pour le traitement des soldats malades du corps expéditionnaire, était de 9 fr. 82 centimes 2. C’était l’application stricte du tarif normal de ces hôpitaux. On a prétendu que l'élévation de ce tarif avait été une cause d'empêchement à l’envoi des malades à la Réunion. Le ministre des Colonies a dit à ce sujet, à la Chambre des députés : « Lorsque le projet de rapatriement des troupes de Madagascar a été examiné par le ministre de la Guerre, je ne pense pas que ce département se soit préoccupé de savoir quel était le prix de la journée d’hôpital dans telle ou telle colonie 3 ».
D’autre part, celte préoccupation se traduit par un passage du rapport officiel dans lequel il est dit: «Il a paru préférable de rapatrier directementles malades,... bien