‹ Considérations sanitaires sur l'expédition de Madagascar et quelques autres expéditions coloniales, françaises et anglaisesChapitre 117 sur 133 · Rapport officiel, page · texte numérisé non relu

Rapport officiel, page

SANATORIÀ

blés à la Réunion (et non 300) — Les hôpitaux de cette

colonie n’eurent pas d’autres fournitures de couchage, et restèrent limités à ce nombre délits : il était plus que suffisant pour le rôle qui leur fut réservé, puisque 208 lits restèrent inoccupés (Brossier).

Le projet d’utiliser les ressources hospitalières de nos colonies de l’océan Indien, pendant que les rapatriements étaient suspendus, à l’époque où « le commandement du corps expéditionnaire (était) aux prises avec les difficultés causées par une effrayante morbidité », à l’époque ou « l'interdiction de continuer les rapatriements pendant les deux mois les plus chauds provoquait chez la plupart des malades de véritables accès de désespoir », ce projet ne reçut pas son exécution en ce qui concerne la Réunion. — A-t-il fallu renoneer, à ce moment, à l’envoi de malades dans cette colonie parce qu’il n’y avait pas à Majunga de bâtiments disponibles? Cependant il n’est pas possible d’oublier que le Vinhlong se trouvait alors mouillé à l’entrée de la baie de Bombetoke, et que des. paquebots des Messageries maritimes, allant à la Réunion, passaient deux fois par mois à Majunga. Or, le rapport officiel nous apprend que le Gouvernement « prescrivait d’employer dans une mesure aussi large ' que possible, les paquebots réguliers des Messageries maritimes (200 hommes environ par paquebot)1 2 ».

Quoi qu’il en soit, de nombreuses places sont restées inoccupées à la Réunion. Si les malades, obligés d’attendre à Madacasgar que l’interdiction de continuer les rapatriements fût levée, avaient eu l’alternative de rester à Majunga ou d’aller à Saint-Denis, il n’y a pas de doute qu’ils eussent préféré aller dans cette dernière

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