‹ Considérations sanitaires sur l'expédition de Madagascar et quelques autres expéditions coloniales, françaises et anglaisesChapitre 29 sur 133 · hommes de l’infanterie de marine · texte numérisé non relu

hommes de l’infanterie de marine

CAMPAGNE PU MEXIQUE

310 artilleurs.

200 sapeurs du génie colonial,

55 gendarmes.

D’après les chiffres qui précèdent, la mortalité des troupes de la Guerre (y compris les tués par le l’eu de l'ennemi) donnerait une proportion de 66 pour milia hommes.

La mortalité totale des équipages et troupes de la Marine fournit une proportion de 82 pour mille hommes. qui se décompose de la manière suivante :

Marins : 59 pour mille ;

Troupes de marine: 200 pour mille.

L'énorme proportion fournie par les troupes de marine provient de ce que ces troupes ont été les premières débarquées au Mexique et y ont fait le plus long séjour. Elle y ont séjourné presque constamment dans les terres chaudes. Ainsi que nous l’avons vu, elles ont été chargées, à l’arrivée des troupes de l’armée de terre, de la garde de la ligne des communications sur le littoral. Elles ont été sacrifiées.

La proportion relativement faible des décès dans les troupes de l’armée de terre vient, par contre, de ce que ces troupes ont en général peu séjourné sur le littoral et ont pu, sur les hauteurs froides, échapper à la lièvre jaune et se rétablir des atteintes de la lièvre palustre.

Critiqua. — Au cours de ce rapide exposé nous avons suffisamment indiqué les principales lacunes de l’organisation de cette expédition tropicale, pour qu’il ne soit pas nécessaire d’y insister longuement :

Insuffisance des moyens de transport ; équipement des hommes nullement approprié aux nécessités du climat ; aucune protection contre la chaleur ; arrivée des troupes dans la mauvaise saison ; pas de préparatifs faits pour les recevoir et les mettre immédiatement en

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marche vers l’intérieur obligation fâcheuse de les faire ^ séjourner sur le littoral ; charge écrasante portée par les hommes ; service d’escorte ; emploi insuffisant, tardif et non réglé des troupes noires pouvant mieux supporter le climat des terres chaudes. — Personnel et matériel médical insuffisant en quantité. — Organisation sanitaire rudimentaire ; ignorance complète du climat sous lequel ont lieu les opérations. Les plus grandes pertes ont pu être épargnées grâce à la vigilance du général en chef Forey et à son arrivée avant les troupes. Sans cette circonstance heureuse, le gros de l'armée eût subi le sort du malheureux bataillon de chasseurs qui servait d'escorte au général.

Les troupes les plus éprouvées par la fièvre jaune et les autres endémies, celles de la Marine, ont eu une proportion de décès de 262 pour mille. Cette proportion est encore inférieure à celle des décès dans la dernière expédition de Madagascar.

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