CAMPAGNE DANS LF SOUDAN FRANÇAIS
légers et vins tins envoyés par les Sociétés de secours . {
sont faites fréquemment.
Le 28 décembre la colonne définitivement constituée se met en route pour Séguiri ; elle comprend 75 Européens, 123 soldats indigènes, plus 68 conducteurs et une centaine de domestiques, cuisiniers, âniers, etc. 1 .
Chaque Européen a reçu comme monture de roule un mulet sellé. Le service médical est assuré par deux, médecins et cinq infirmiers. Il possède 4 mulets qui portent huit cantines de médicaments et appareils.'
Le 23 janvier on arrive à Séguiri où l’on s’installe pour séjourner pendant trois mois environ. Les troupes reçurent régulièrement les vivres de la ration augmentés de quelques vivres frais.
Le 9 avril la colonne repartait de Séguiri pour revenir en arrière à Bafoulabé, et de là en France.
Pendant cette période du 12 décembre 1887 au 27 avril 1888, les 36 soldats européens avaient présenté une morbidité moyenne journalière de 2,36 0/0, et pas de décès.
Les détachements laissés dans les postes fournirent une mortalité bien plus forte que les troupes qui font colonne, et c’est à cette catégorie de décès que l’on doit surtout l’élévation du chiffre total donné par les statistiques.
Statistiques. — Tout compte fait, depuis le début de l’occupation la mortalité 2, d’abord supérieure à 40 p. 100, tombe à :
Effectifs
28 » p. 100 en 1883-1 884 443 h.
1. H apport médical de la campagne de 1887-1888 dans le Soudan français , par le Dr Laffont ( Arch . méd. nav., 1889).
2. Campagne du Soudan de 1889-1890, par le Dr Durand (Arch. méd. nav., 1891).
10,08 p. 100 en 1885-1886
Ces bons résultats doivent être attribués au soin que l’on a pris de faire un triage des Européens appelés à faire campagne : de leur assure^- une alimentation complète ; de leur épargner les fatigues de la marche en leur donnant une monture, de les mettre à 1 abri sous des gourbis dans les campements prolongés.
Grâce à ces précautions les Européens ont pu exécuter des marches prolongées qui sont de véritables raid^ Tandis qu’autrefois il fallait renoncer à avoir du pain et du vin pendant toute la durée de la campagne, et recevoir à la place du biscuit et du tafia, depuis lès deux campagnes dirigées par le colonel Galliéni la distribution m' fait en colonne aussi régulièrement que dans les postes, et les Européens ont tous les jours du pain, du Ain et do la viande fraîche.
Ces résultats méritent d’être signalés, quoique constatés sur de faibles effectifs, car ils ont été obtenus dans des régions où les communications sont très difficiles, et où les opérations avaient lieu à des distances considérables et nécessitaient une mobilité extrême des troupes.