‹ Considérations sanitaires sur l'expédition de Madagascar et quelques autres expéditions coloniales, françaises et anglaisesChapitre 61 sur 133 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

PKEMIÈBE EXPÉDITION (1883-1885)

Rappelons brièvement les principaux faits de la première expédition. L’amiral Pierre quitta la France le 15 février 1883. Arrivé à Madagascar, il expulsa les Hovas de la côte nord-ouest, bombarda leurs postes, et les lit détruire par les compagnies de débarquement de ses navires. Le 10 mai il bombarde Majunga, et fait occuper la ville le 17 par une petite garnison composée de 80 hommes d’infanterie de marine et 10 artilleurs. Deux navires de guerre étaient mouillés en rade.

Tamatave est bombardé le 10 juin et occupé le 11 par un corps de débarquement de 600 hommes. Tous les postes hovas de la côte sont successivement attaqués et détruits.

11 fallait mettre Tamatave en état de défense. Les troupes d’occupation furent employées à ces travaux. Files construisirent trois fortins et occupèrent le fort hova. Elles étaient logées dans les casemates ef les constructions de ce fort. Il était difficile de tenir solidement autant de points de la côte ; les Hovas avaient déjà fait une attaque le 25 juin, et en firent une autre le

l’expédition DE MADAGASCAR

3 juillet. L'amiral’réclama des renforts à la Réunion, qm lui envoya 2 compagnies du V régiment d'infanterie de « marine. 11 réclamait en même temps avec instance ( es renforts à la métropole. Les hommes étaient surmenés par « le service de garde, l'exécution des travaux ; d’aménagement et de défense, Létal de surexcitation dans lequel on vécut pendant les premiers jours ».

Épuisé par la maladie, l’amiral Pierre dut se résoudre à partir pour la France, le 16 août. Il mourut à l'arrivee à Marseille, le il septembre 1883. L’amiral Galiber avait été envoyé pour lui succéder. Il amenait avec lui quoi- -j ques renforts : une canonnière, un croiseur, un naxirehôpital, la Creuse, pouvant recevoir 200 malades ; 1 compagnie de marins fusiliers. Quatre compagnies d minuterie de marine (comptait chacune 3 officiers et 1 1 - hommes) sont envoyées à la Réunion. « Elles permettront de , fréquents échanges de personnel entre cette colonie et Madagascar, de manière à maintenir les troupes d occupation dans une situation hygiénique aussi satisfaisante que possible - ».

On organise des compagnies deSakalaves et deux compagnies de volontaires de la Réunion. La fatigue était extrême parmi les hommes débarqués; la 39' compagnie d’infanterie, casernée dans le fort hova de Tamatave depuis la prise de possession, avait la moitié de son effectif indisponible. Dès son arrivée, 1 amiral Galiber se préoccupa de cette situation sanitaire qui! attribuait d’abord à l’action climatérique, mais aussi aux fatigues incessantes d’un service qui soumettait les hommes a des gardes fréquentes ; les troupes manquaient de vivres frais et de vêtements ; les soldats mouillés ne pouvaient

1. Madagascar , 1883-1885, par G. Humbert, capitaine d'infanterie do marine.

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