‹ Considérations sanitaires sur l'expédition de Madagascar et quelques autres expéditions coloniales, françaises et anglaisesChapitre 65 sur 133 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Etudes prépakatoires a l’organisation de l’expédition

Les \otes de la Chambre des Députés (27 novembre) et du Sénat (6 décembre) donnèrent au Gouvernement les moyens de vaincre par la force la résistance des Hovas aux jusles réclamations de la France. Mais « le Gouvernement, dont 1 attention se trouvait éveillée depuis de longs mois sur l'éventualité d’une campagne de guerre à Madagascar, n avait pas attendu que les faits en eussent imposé l’évidente nécessité pour se préoccuper des moyens d’y faire Lu e. Plus d un an à l avance et presque simultanément ,• les deux ministères de la Guerre et de la Marine avaient mis la question à l’élude, et le second de ces départements avait même fait reconnaître, avec la prudence et la discrétion qu’exigeaient les circonstances, les points de débarquement possibles, ainsi que certaines des routes conduisant des côtes est et ouest de l’ilc à la capitale 1 ».

« Les renseignements recueillis par les deux étatsmajors taisant ressortir de graves difficultés matérielles à \aincre, pour le corps expéditionnaire : absence com-

1. Rapport officiel de l’expédition de Madagascar, Journal Officiel des 12, 13 et 14 septembre 1896.

plète de toutes voies de communication autres que des ^ sentiers à peine tracés, franchissant des obstacles na urels considérables ; insalubrité générale du climat, sut • tout dans les parties basses de Pile, défaut général de ressources locales, sauf en Emyrne. Quant aux mo>ens militaires de la défense, bien que l’armee hova paru peu capable d’opposer une résistance sérieuse, on devait tenir compte du fait que,. partiellement dressee par quelques instructeurs français et étrangers, elle était, dautr. part, pourvues d’armes européennes récemment fourmes au gouvernement malgache en quantités assez consi erables pour qu’il lui fût possible de mettre en ligne de 9.6 000 à 35 000 soldats convenablemnnl armes et pourvus d’une artillerie évaluée à 40 ou 60 pièces modernes.

« Dans le but d’utiliser, en les contrôlant, ces diverses données, une commission mixte d études fut constituée, au mois d'août / 894, au ministère des Affaires étrangères . cette commission comprenait un représentant qualihe chacun des quatre departements des Àilaires étrangères, des Colonies, de la Marine et de la Guerre. La commission d’études poussa activement ses travaux et déposa, le oej a0ût , un rapport collectif qui contenait, apres un exposé militaire et géographique aussi complet que le comportait l’état des connaissances ainsi reunies, un ensemble de propositions relatives à la constitution numérique du corps expéditionnaire, à la satisfaction doses

besoins essentiels et aux conditions éventuelles de sa

marche sur Tananarive. » . r

Les votes des deux Chambres avaient donne au Gouvernement un crédit de 65 millions pour subvenir aux frais de l’expédition. La loi des crédits fut promulguée

le 7 décembre. ,

D’après ce début cette guerre coloniale paraissait devoir s’accomplir dans des conditions avantageuses abso-

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