‹ Considérations sanitaires sur l'expédition de Madagascar et quelques autres expéditions coloniales, françaises et anglaisesChapitre 69 sur 133 · Madagascar, par le colonel Ortus · texte numérisé non relu

Madagascar, par le colonel Ortus

PRÉPARATIFS DE L’EXPÉDITION

explorateurs et les officiers envoyés en mission avaient signalée comme la plus facile. Le rapport de la commission d’études avait conclu à l’adoption de cette voie. Il préconisait « la rade de Majunga et les vallées de la Betsiboka et de l’Ikopa comme devant offrir la moindre somme de difficultés pour le débarquement du corps expéditionnaire et pour sa marche vers Tananarive 1 ».

« C’est à peine si de Maroway à Ankazabé (premier village de l’Imerina) sur un parcours de 300 kilomètres, on rencontre soit sur la route, soit dans les environs, une quarantaine de villages, sortes de colonies militaires... Certains explorateurs ont donné à ces agglomérations le nom de fort... C’est leur faire vraiment trop d’honneur. » Jusqu'à Suberbie les villages « n’ont ni fossés, ni parapets ; une simple palissade en bois de 2 mètres de haut, précédée elle-même d’une haie de cactus épineuse de 2 à 3 mètres d’épaisseur, constitue toute leur défense... A l’intérieur une seconde palissade entoure la demeure du gouverneur... C'est le rova 2. » A partir de Suberbie jusqu’à Ankazabé les villages sont entourés d’un fossé de 3 à 4 mètres de large et de profondeur, et d’un parapet en terre de 2 mètres de hauteur. Mais ils sont toujours dominés à courte distance, et ne sauraient tenir devant une troupe européenne.

Jusqu’à Fiarona les troupes seraient obligées de bivouaquer et de camper, et ne devaient espérer trouver aucune ressource en vivres dans la contrée, car les Hovas feraient tout disparaître.

D'après ces notions et par suite des dispositions préalablement arrêtées par le Gouvernement, « le théâtre principal de la guerre devait comprendre une zone s'étendant à partir de la baie de Bombetoke, le long du

Page 1