G. Humbert, loc. cit
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cours de la Betsiboka jusqu’au confluent de cette rivière avec l’Ikopa. Cette zone se prolongerait ensuite jusqu au plateau d’Emyrne, à travers le secteur compris entre les vallées supérieures des deux rivières précitées ».
« Dans la partie côtière de la zone d opérations la Betsiboka, navigable pour des bâtiments d un faible tirant d’eau, devait pouvoir... être utilisée sur une longueur d’environ 200 kilomètres, pour assurer le transport du matériel et même éventuellement d'une partie des troupes. Dans la partie supérieure, à partir du confluent de la Betsiboka et de l’Ikopa jusqu’à Tananarive. soit sur un parcours d’environ 300 kilomètres, il ne serait plus possible de compter que sur l’emploi de la route de terre qui aurait à s’élever de Marololo ^20 mètres d altitude au-dessus du niveau de la mer) à la capitale 1.458 mètres au point culminant) *. »
Suivant ces données le général en chef conçut le plan, adopté par le Gouvernement, d envoyer d abord une avant-garde qui assurerait une base maritime, établirait celte base et gagnerait du terrain par la voie fluviale, si possible, jusqu’à Maroway. Puis le général en chef devait arriver en mai avec le reste de la première brigade, et, avec 6.000 hommes et 1.200 ou 1.500 conducteurs on pousserait en avant jusqu'au confluent de 1 Ikopa et de la Betsiboka.
« Dès lors, cependant, le général commandant en chef ne se faisait pas d' illusions sur la possibilité d utiliser pratiquement la voie fluviale pour le transport des troupes, au moins celles de la première brigade, et il signalait la nécessité qui s’imposerait inévitablement à lui d'ouvrir, à partir de Majunga , une voie carrossable par laquelle devaient nécessairement monter vers Mavetanana les 5.000 voitures des convois... »
t. Rapport officiel.
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« A partir du -confluent, ou, si l’on veut, de Mavetanana (distant de ce point de 22 kilomètres), l’emploi exclusif de la voie de terre s’imposerait à tous les éléments du corps expéditionnaire *. »
De Mavetanana la première brigade devait ouvrir une piste carrossable et gagner en un bond les hauteurs salubres. La deuxième la rejoindrait alors, et de ce point de concentration prendrait la tête du mouvement jusqu’aux confins de l’Emyrne. Ces bonds successifs feraient atteindre les hauts plateaux en six semaines environ. De là on marcherait sur la position choisie par l’ennemi pour oflrir la dernière résistance. Cette dernière partie de l’opération ne pouvait pas être déterminée à l’avance quant à sa durée.
Il ressort de l’exposé de ce plan, que le choix de la route de l’ouest avait été déterminé en partie par Davantage qu’offrait l’utilisation de la voie fluviale sur une partie du trajet, mais que le général en chef, avant même le commencement des opérations, ne comptait que sur un emploi très limité de la voie fluviale, pour le transport éventuel d'une partie des troupes.
Il est donc dans les plans primitifs de ne pas se servir du fleuve pour le transport normal et total des troupes. Bien plus, dès l’origine, le général signale la nécessité qui s’imposera inévitablement à lui, d’ouvrir, à partir de Majunga , une voie carrossable pour le passage des .j. 000 voitures des convois de ravitaillement. Pourquoi cette utilisation aussi limitée de la voie fluviale ? Pourquoi ne pas transporter les troupes par cette voie ? Quelle est la nécessité de faire une route à partir de Majunga même pour les convois?
La création d’une voie de terre est ainsi arrêtée dans les plans primitifs : c’est une résolution prise à l’avance 1. Rapport officiel.
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et ce n’est pas par accident que les troupes ont dû faire à pied la longue route de Majunga à Mavatanana. C était prévu. D’ailleurs, quelles sont les dispositions prises pour rendre possible l’utilisaLion de la voie fluviale et réduire à l’état de simple conception de prévoyance cette idée de construire une route terrestre de Majunga à Mavatanana . L'examen des préparatifs faits à Paris vanous le montrer.
Flotille fluviale. — En même temps qu il constituait la commission d’organisation, le ministre de la Guerre, pressé par le temps, s’occupait d’engager des pourparlers pour la fourniture de tout le matériel de transport et de débarquement. 11 demanda au département de la Marine, qui accepta, de prendre en mains la passation des marchés et la mise en commande des bâtiments de la flotille. La Marine avait ainsi de nouveau la charge de la formation de la flotille qu’elle avait transmise un mots avant au ministère de la Guerre. Pendant ce chassecroisé le temps s'était écoulé. La date de la passation des marchés, indiquée dans le tableau qui est au bas de la page montre que les remorqueurs lurent commandes