‹ Considérations sanitaires sur l'expédition de Madagascar et quelques autres expéditions coloniales, françaises et anglaisesChapitre 73 sur 133 · Rapport officiel · texte numérisé non relu

Rapport officiel

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l’expédition I)E madagascak

n’ayant qu’un train réduit sur mulets de bât ' » qui doit opérer sur l’avant une marche rapide. Ces troupes d’avant-garde auront un effectif de 4 à 7 bataillons. Le chiffre de mille mulets de bât paraît bien faible pour une troupe aussi nombreuse qui doit tout emporter avec elle.

Il est à remarquer, de plus, que les harnais avec bât, livrés seulement le 15 mars , ne pourront pas arriver à Majunga avant le milieu du mois d’avril, c’est-à-dire un mois et demi après l’avant-garde, et à l’époque où celle-ci devra être rendue à Maroway.

Il est vrai que la voie fluviale doit, en principe, être utilisée largement pour ces premières opérations. Mais où sont les éléments de la flotille fluviale à cette date? Ils doivent arriver après les bâts, vers la fin d'avril seulement. Les troupes d’avant-garde, qui doivent marcher rapidement, seront dépourvues dès le début des éléments de la flotille fluviale et du matériel de transport sur terre préparé en France.

Les voitures Lefebvre sont-elles bien faites pour répondre aux exigences de cette guerre, et pouvait-on légitimement espérer qu’elles suffiraient à remplacer sur 'terre tous les autres modes de transport?

On est tout d’abord surpris de voir adopter l’emploi à peu près exclusif des voitures dans un pays montagneux et entièrement dépourvu de routes.

Les deux commissions réunies à Paris avaient pro posé l’usage de ces voitures que semblait recommander l’expérience faite au Tonkin, au Soudan et au Dahomey. Cependant, il ne faut pas oublier qu’au Soudan et au Dahomey elles étaient loin de constituer le principal moyen de transport. Dans les campagnes de 1880 à 1888 au Soudan, le convoi est porté à peu près entièrement

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