VIVRES ET MATÉRIEL DES SERVICES ADMINISTRATIFS
doux, mais le résultat n'est pas le même pour le soldai, qui aime à l’occasion pouvoir faire une salade. Dans la ration du Dahomey ce besoin était prévu.
Telle qu’elle est, la composition de la ration constitue un progrès sur celle qui avait été adoptée pour le Tonkin, mais elle. est inférieure dans son ensemble à celles du Soudan et du Dahomey.
Au nombre du matériel des subsistances figurent Vi fours de stations (12 de 180 ; 6 de 200 ; 6 de 300 rations par jour) pouvant produire un total de plus de 5.000 rations de pain par jour ; 36 fours démontables, à augets, de 380 rations chacun, soit 13.680 rations par jour. Théoriquement, ces fours pourront produire ensemble, en plein fonctionnement, plus de 18.000 rations. Les troupes auront-elles donc des distributions régulières de pain frais ?
Enfin les services de l’intendance emportent des tentes-baraques, des outils et accessoires divers, parmi lesquels 2.750 barils de 100 litres et 1.000 tonnelets. Cet approvisionnement de barils de 100 litres et de tonnelets est un progrès sur le matériel envoyé au Tonkin. Cependant, les barils de 100 litres ne sont pas aisément transportables par des porteurs. Ils seront chargés, il est vrai, sur les voitures Lefebvre.
- La tenue coloniale de la troupe « avait été l’objet d’études pratiques ayant pour objet de doter les hommes, tout en évitant de les surcharger, de tout ce que l’expérience indiquait devoir leur être nécessaire1 ». Ils avaient un veston et un pantalon en toile cachou, une chemise de toile, un caleçon, une ceinture de flanelle, un casque et un béret. Ils reçurent à Suberbieville des vêtements de flanelle et une couverture imperméable. Ils avaient des espadrilles.