‹ Considérations sanitaires sur l'expédition de Madagascar et quelques autres expéditions coloniales, françaises et anglaisesChapitre 92 sur 133 · CLIMATOLOGIE DE MAJUNGA · texte numérisé non relu

CLIMATOLOGIE DE MAJUNGA

Le rapport officiel fait remarquer, il est vrai, que nous tenions ces Hovas en respect à Tamatave comme à Majunga, « les laissant incertains sur le choix de notre future base d’opérations ». Était-ce pour prolonger cette incertitude, dissipée peut-être depuis bien longtemps par les publications, les discours et les conférences dont les Hovas étaient soigneusement informés, qu’on s’abslenait de faire les travaux nécessaires pour préparer la base d'opérations? Ne savait-on pas que la résistance principale des Hovas se rencontrerait dans les massifs montagneux de l’Imerina, et n’ont-ils pas eu dans la sui.te tout le temps nécessaire pour prendre leurs dispositions de défense? Était-il impossible de réunir et de monter à l’avance à Diégo-Suarez et à Nossi-Bé les remorqueurs et les chalands, d’y concentrer les chaloupes que les colonies voisines pouvaient fournir ? Cette concentration laissait encore planer l’incertitude sur le choix de la base d’opérations, et les éléments de la flottille pouvaient être remorqués de ce point jusqu’à Majunga aussi facilement que 1 ont été les deux chalands réquisitionnés à Nossi-Bé.

Mais rien n’était fait à Majunga ou ailleurs, à l’arrivée de l’avant-garde.

Le général qui la dirige a pour mission « d’assurer l’établissement de la base maritime de Majunga, et, tout en préparant l’installation de cette base, de gagner avec l’aide des bâtiments légers de la division navale, autant de terrain en avant que le permettraient les moyens de la défense et les circonstances climatériques 1 ».

Le rôle du chef de l’avant-garde est ainsi bien défini ; on peut croire que les deux mois qui vont s’écouler avant l’arrivée du gros des troupes seront employés de manière

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