‹ Considérations su l'histoireChapitre 60 sur 136 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

2M> CONSIDERATIONS SUR I/HiSTGïRE.

a Lorsque, par la connaissance intime du mal, il de-

vient insensible à tous les plaisirs des sens, alors il obtient le bonheur dans ce monde, et la béatitude éternelle dans l’autre.

« S’étant de cette manière affranchi par degrés de toute affection mondaine, devenu insensible à toutes les conditions opposées/ il est absorbé pour toujours dans Brahma1. / ‘ *' •.

« C’est ce Dieu qui, enveloppant tous les êtres d’un corps formé des cinq éléments, les fait passer successivement de la naissance à l’accroissement, de l’accroissement à la dissolution, par un mouvement semblable à celui d’une roue.

a Ainsi l’homme qui reconnaît dans sa propre âme l’Ame suprême présente dans toutes les créatures, se montre le même à l’égard de tous, et obtient le sort le plus heureux, celui d’être à la fin absorbé dans Brahma*.» Cette sainteté n’était que le partage de quelques-uns, la

foule n’y pouvait atteindre, pas plus qu’elle n’était capable

de s’élever jusqu’aux cimes de la spécûlation où trônait l’abstraction infinie contemplée par les sages. Le sacerdoce brahmanique s’est montré très*souple à suivre les

évolutions du protée populaire, et dans la mesure du

possible il a su ajuster la sublimité de ses conceptions à

l’infirmité de son intelligence et de son langage. Quand

il prit naissance à la suite de rétablissement victorieux

des Aryens -au bord du Gange, les anciens dieux du Véda

furent subordonnés à Brahma et réduits à l’état de gardiens des huit régions du monde distinguées par les

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