‹ Considérations sur divers points de la morale chrétienneChapitre 156 sur 281 · XVI. Moyens de se retirer de i'impnreté · texte numérisé non relu

XVI. Moyens de se retirer de i'impnreté

Et vous qui avez eu le malheur de vous laisser prendre à ces dangereuses amorces , employez les mêmes moyens , pour vous retirer du filet du démon , où elles vous ont attiré. Les préservatifs des âmes innocentes deviennent des remèdes aux âmes impures. Ce sont des barrières qui environnent le vice , sur lesquelles s'appuient les unes , pour ne pas être poussées en dedans , les autres pour s'élancer au dehors. Ces salutaires précautions vous sont devenues plus nécessaires encore depuis votre péché qu'auparavant. Il faut de plus grands

(i) Et cam essem iiiagis bonus, veni ad corpus incoinquinatum. Et nt scivi quoniam aliter non possem esse continens nisi Deus det , et lioc ipsuni erat sapientiae, scire cujus esset hoc dùnum,adii Dorninnm, et deprecatns sum illuiu. Sap. 8; 20, 21.

(2) Petite, et dabitur vobis : quaerite, et invenietis : pulsate, et aperietur vobis. Oranis enirn qui petit accipit : et qui quserit inveriit : et pulsanti aperietur. Matth. 7; 7, 8.

Quodcumque petieritis patrem in nomine meo, hoc faciam. Joan 14 ; i3. Et alibi passiin.

(3) Ter rogavi Doniinum ut discederet a me , et dixit niihi : Sufficit tibi gratia raea : nam virtus in infirmitate perficitar. 2 Cor. 12; 8,

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efforts pour se relever , que pour se soutenir. Vous avez besoin de fuir plus absolument toutes les occasions , de veiller plus attentivement sur vous même , de vous occuper plus assidûment au travail , de mortifier plus sévèrement vos sens , de vous adonner plus ardemment à la prière. Mais songez que vous êtes un malade , dont le mal , tant qu'il n'est pas guéri , va toujours en empirant ; qu'en différant les remèdes, vous atténuez leui' efficacité, vous rendez leur succès incertain ; que chaque délai , en reculant le bienfait de votre guérison , la rend de plus en plus difficile. Si vous n'êtes encore qu'au commenceîuent de cette passion , bâtez-vous de prévenir ses progrès. Si vous n'avez commis qu'un petit nombre de péchés , gardez -vous d'en ajouter de nouveaux (1). Craignez que rillusion ne dégénère en habitude , et que ce qui n'est encore que fragilité , ne devienne une espèce de nécessité. Arrachez cette plante venimeuse , avant qu'elle se soit fortement enracinée. Etouffez l'étincelle , pour l'empêcher de devenir un incendie. Tuez , à sa naissance, le monstre , qui , si vous le laissez grandir , vous fera périr vous-même. Si vous avez le malheur d'être anciennement livré à ce déplorable vice , que vos efforts redoublent avec les difficultés. Votre conversion sera plus pénible sans doute , que si vous l'eussiez entreprise plus tôt ; mais elle en sera plus méritoire. Plus la peine aura été rude , plus la récompense sera abondante. La victoire plus disputée en sera plus glorieuse. Ne redoutez pas le combat , et vous en sortirez vainqueur.

(i) Ne adjicias peccatnm. Eccli. 5; 5.

Fili, peccasti, non adjicias iterum : sed et de pristinis deprecare, ut tibi dimittantar. Ibid. 2i : i.

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SUR L'OISIYETE.

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