XXIII. Excuse : on ne sait à quoi s'occuper
Pour excuser votre fainéantise , vous alléguez que vous ne savez pas à quoi employer votre temps. Vous ne le savez pas : ah ! veuillez l'employer, et vous le saurez aussitôt. Ce ne sont pas les objets d'occupation qui vous manquent, vous en êtes environné de toutes parts. C'est votre volonté qui s'y refuse, qui les repousse. Avez-vous un état? commencez par en remplir les obligations. N'en avez-vous pas encore ? préparez-vous par de sérieuses études à en avoir un quelque jour. Rendez-vous capable des fonctions que vous aurez à excercer. Oubliez-vous que vous êtes chrétien ; que vous avez des vœux à adresser au ciel, des secours à demander, des actions de grâces à rendre, la loi divine à méditer, une âme à nourrir de lectures pieuses, des péchés à reconnaître, à déplorer, à expier, à réparer ? Ces devoirs sont-ils acquittés? Allez : les pauvres vous attendent, les malheureux vous désirent, les hôpitaux vous sont ouverts, les œuvres de miséricorde de tout genre vous appellent et vous sollicitent. Dites, si vous le voulez, qu'au milieu de tant de biens à faire, vous êtes embarrassé de décider auquel vous devez la préférence ; par lequel il convient de commencer. Je vous croirai alors facilement. Mais il m'est impossible de vous comprendre, quand, à la société, à la religion qui vous présentent une immensité d'occupations, vous répondez froidement que vous ne savez pas à quoi vous occuper.
lE'
310 SUR LE PECHE VÉZilEL