III. Complaisances légitimes et illégitimes envers le monde
Mais est-il donc nécessaire au salut de beurter toutes les convenances du monde : et de se singulariser , en affectant une manière d'être différente de celle des autres ? Obligés de vivre dans la société , ne devons-nous pas cbercber à lui plaire , en nous conformant à ses usages ?
Oui sans doute , il est envers le monde des complaisances légitimes et elles sont de deux sortes : les unes auxquelles la bienséance nous engage , les autres auxquelles la charité nous oblige. Mais toute complaisance cesse d'être légitime , dès qu'elle nous porte à ce que défend la loi divine. Elle devient criminelle , du moment où elle nous amène au point de parai tre , ou blâmer le bien, ou approuver le mal.