XXVI. 3. Sonveraine
La contrition doit être souveraine. Elle peut être, comme nous l'avons exposé , plus ou moins vive , plus ou moins parfaite ; mais à quelque degré qu'elle soit portée , elle ne présente pas au sacrement de pénitence une matière suffisante , si elle n'est pas supérieure à toute autre douleur. Le pécheur estima plus que Dieu , au moins dans la pratique , les objets de ses passions , ce qui était pour lui occasion ou cause de péché. Pour se repentir véritablement , pleinement, entièrement , il faut qu'il conçoive de son péché une douleur de préférence, une douleur qui lui fasse détester son péché plus que tout au monde , une douleur qui lui fasse préférer tout autre malheur à celui de retomber dans son péché. Cette souveraineté de la contrition exige une explication. Toute douleur est fondée sur un amour : et , comme il y a deux sortes d'amour , il y a deux sortes de douleurs. Nous
('i)Quiposlquamcoarigustiatus est, oravit Dominum Deura siiuin,et egit pœnitentiam valde coram Deo patram suorum , deprecatusciue Citeum, et obsecravit intente, et exaudivit orationein ejus , re4uxitque eum in Jérusalem in regnuin suum. 2 Paralip. 33; 12, i3.
(2) Scitote qaoniara et postea , cupiens haiieditare benedictioneni, leprobatus est. Non enim invenit pœiiitentiaî locuni, quamquam cam lacrymis inquisisset eam. //fè/-, 12; 19.
(3) Orabat auteni bic scelestus Dominniu, a quo non erat misericoidiaiu consecuturus. 2 Machab. 9; i3,