‹ Considérations sur divers points de la morale chrétienneChapitre 275 sur 281 · XIII. Trois sortes de devoirs · texte numérisé non relu

XIII. Trois sortes de devoirs

Ce que la nature inspire, la religion le consacre. Dieu nous enseigne ce que nous devons être pour nos parents, quand il nous ordonne de l'appeler lui-même notre père. Il confond ses droits sur nous avec les leurs; il assimile nos sentiments pour lui à ceux que nous éprouvons pour eux. Il nous ordonne de les révérer comme lui , et de Taimer comme eux ; et , de même qu*il daigne être notre premier père , il fait d'eux en quelque sorte oiotre seconde divinité. Il se les subrogea pour nous faire naître; il continue de se les substituer pour nous diriger. Ils furent les instruments par lesquels il nous donna la vie : ils sont encore les canaux par lesquels il fait découler sur nous ses bienfaits. Nous devons après Dieu à nos parents , et à Dieu par nos parents , trois biens principaux : d'abord la naissance ; ensuite , au moral , l'éducation; enfin , au physique , la nourriture et l'entretien. De là résultent envers eux trois obligations principales , auxquelles peuvent se rapporter toutes les autres : les respecter , leur obéir , les secourir s'ils viennent à en avoir besoin.

Page 1