IV. Institution du sacrement
Mais si la vertu de pénitence est toujours restée nécessaire , elle n'est plus suffisante pour la rémission , au moins, des offenses graves qui portent la mort dans l'âme. C'est une vérité de foi enseignée par l'Eglise catholique , et définie par son dernier concile général , que Jésus-Christ a fait de la pénitence un des sacrements de sa rehgion (2). Nous y reconnaissons tous les caractères qui constituent nos sacrements ; l'institution du divin Maître, dans le pouvoir donné à ses ministres, de remettre les péchés ; le signe sensible , dans les actes du pénitent ; la perpétuité durit, dans la pratique originaire, et jamais interrompue de l'Eglise; la collation de la grâce , dans la justification du pécheur. Admirable bonté I bienfait inestimable du divin Rédempteur I Cette puissance suprême , dans le ciel et sur la terre, qu'il a reçue de son Père (3) , ce jugement général de tous les humains qui lui a été confié (4); il daigne le partager
(i) Dum per varias acliones vitae hujas sollicitudo distenditur, necesse est de mundano pulveie etiam religiosa corda sordescere. S. Léo , ser/no 4, de quadrag.
(2) Si quis dixerit in catholica Ecclesia pœnitentiam non esse vere et proprie sacràmentum , pro lidelibus, quolies post baptismutn in peccata labuntur , ipsi Deo reconciliandis a Cliristo Domino nostro institutura , anatheina sit. Conc. Trld. de sacram. pœnit. can. i.
(3) Data est mihi omnis potestas in cœlo et in terra. Matth. 28;
(4) Neque enim Vater judicat qnemquam, sed orane judiciuni dédit Filio. Joan. 5; 22. •