II
10 SUR La pénitence.
avec ses ministres. Se réservant seulement le jugement de justice qu^il exercera un jour sur nous dans le ciel, il a laissé sur la terre , entre les mains de ses apôtres et de leurs successeurs, le jugement de miséricorde, pour, lequel spécialement il y était descendu. Il les a revêtus de ce pouvoir immense de remettre les péchés , que les Juifs refusaient de reconnaître en lui , parce qu'ils jugeaient qu'il n'y avait que Dieu en personne qui pût l'exercer (1). Il a voulu dans son infinie bonté que les mallieureux , égarés dans les routes de la perdition , trouvassent, dans le ministère par lequel il se faisait remplacer , des guides qui les ramenassent aux voies du salut , et qui les y conduisissent. Il a établi juges des faiblesses humaines, des hommes sujets aux mêmes faiblesses 5 que le sentiment de leur propre fragihté inchnerait à l'indulgence.