OBSERVATION II
Sch. À. 32 ans, vient consulter pour douleurs de l’épigastrique et de l’aypochondre droit, ballonnement, nausées. Fubagé jeun ea AlNDie RReREE" ( AC OA RENE EE 0.44 Tubage après repas d’épreuve : ac. libre 0,51 ac. total! 1,46
Tous les auteurs sont d'accord sur la valeur séméiologique du contenu gastrique à jeun lorsqu'il est abondant ou lorsqu'il contient des particules alimentaires.
L'existence d’une quantité plus restreinte de liquide à jeun a donné lieu à de nombreuses discussions entre les physiologistes sur le mode de sécrétion continu ou intermittent du suc gastrique; d'autre part, les cliniciens, n’ont pas complet accord, sur le maximum que l’on peut considérer comme non pathologique.
Pavlow et ses collaborateurs ont montré que dans des
conditions normales la secrétion gastrique était intermittente, et que la secrétion ne se faisait que sous l'influence de certains excitants. La muqueuse neutre ou alcaline secrète alors un suc gastrique acide. Boldyreff sur des chiens porteurs de fistules gastriques a confirmé ces observations. Cette opinion n'est pas partagée par tous les auteurs en particulier les anglo-saxons, ainsi Carlson admet une secrétion continue d’un suc qui serait riche en pepsine et contiendrait peu d’acide.
Quoi qu’il en soit de ces divergences d'opinion des physiologistes M. Hayem affirme que la présence de liquide à jeun dans l’estomac correspond toujours à un état anormal. Carlson, par contre, admet comme normal un résidu de 13-38 cc., d’après ces observations chez un malade porieur d’une fistule gastrique.
MM. Ramond et Robert ont constaté chez des soldats soumis au régime lacto-végétarien une sécrétion à jeun qui disparaissait sous l'influence du régime carné. Cette influence du régime sur le secrétion gastrique a fait l’objet de travaux nombreux de Rehfuss, Hawbs, Kelling et autres.
Avant de conclure à un état pathologique, il faut éviter une autre cause d'erreurs. Très fréquemment, le liquide retiré de l'estomac à jeun est dû à une sécrétion psychique, soit que le malade ait assisté au petit déjeuner de ses voisins de lit, soit que la pensée du tubage et les appréhensions
qui en résultent aient orienté ses pensées vers des préoccup1-
tions gastronomiques. Il nous est arrivé de trouver du liquide gastrique dans l'estomac de nos malades à jeun lorsqu'ils avaient été prévenus quelques heures avant le tubage et de n'en point trouver quand le tubage était fait sans avertisse-
ment.