‹ Considérations sur l'Anachlorhydrie: avec précisions d'ordre techniqueChapitre 11 sur 36 · OBSERVATION HI · texte numérisé non relu

OBSERVATION HI

Femme de 32 ans, se plaignant de douleurs épigastriques. Hospitalisée à la clinique med. A.

À jeun so cc. de liquide:

Acide libre o Acide total o,18 Au Ph du suc gastrique digestion — o mm. (Méthode Mett).

Au Ph 2 Digestion — 4 mm.

Le lendemain le tubage était pratiqué sans avoir prévenu le malade. On ne retira pas de liquide (un examen radiosco-

pique avait montré que la sonde était bien en place). OBSERVATION IV

Autre observation chez un sujet bien portant.

Tubage à jeun: 38 cc Acide libre : o

Digestion au Ph 2 & rm. (MED)

Le lendemain le tubage était fait au réveil : on ne retira pas de liquide.

À côté des causes psychiques, il existerait des causes

locales non pathologiques. Iarno, Rehfuss, Fowler, ont étu-

dié le rôle du reflux duodenal comme agent de secrétion de

l'estomac à jeun.

La pepsine et le suc gastrique à jeun. — MM. Loeper et Baumann insistent sur l’importance de la valeur de la recherche de la pepsine dans le suc gastrique à jeun. If existerait, d’après ces auteurs, un rapport entre le taux de la pepsine et la douleur.

Nous raäpportons plus loin (page 84), une observation faite chez une malade qui se plaignait de douleurs gastriques, où cette règle ne paraît pas confirmée.

D’après MM. Loeper et Baumann, la secrétion à jeun des estomacs cancéreux et des estomacs atomes contiendrait des proportions de pepsine nulle ou à peu près; celle des

ulcéreux en contiendrait des proportions considérables.

Les Chlorures dans le suc à jeun. — La courbe des chlorures est généralement élevée dans le suc gastrique à jeun. Les valeurs normales y seraient (d’après Katsch et Kalk) de o, 198 %à 0, 539 %.

Les valeurs élevées que ces sels atteignent dans les liquides à jeun s'expliquent par les reflux de sels alcalins duo-

denaux qui donnent avec l’Hcl des chlorures.

L'importance de ces reflux serait responsable de la fré-

quence des anachlorhydries que l’on observe chez les mala-

des à jeun, alors que les examens ultérieurs montrent que la muqueuse gastrique a conservé sa fonction d'élaborer de l’acide.

Conclusiors du Chapitre Il

On ne saurait trop insister sur l’importance de la technique dans l'examen du chimisme gastrique.

Nous avons examiné successivement les 3 temps que comporte cette étude :

I. — L'excitation de la sécrétion. Les facteurs physiques jouent un grand rôle sur la sécrétion, et nous rapportons plus haut des exemples ou, faute d’avoir tenu un compte suffisant des facteurs psychiques iant inhibiteurs que stimulateurs de la sécrétion, les résultats de l'examen gastrique ont été faussés.

I]. — Le tubage. Les meilleurs résultats pratiques sont obtenus à l’aide de la sonde de fin calibre {type sonde duodénale d'Einhoïn) le contenu gastrique étant aspiré à la seringue. Ce mode de tubage présente, entre autres, les avantages suivants : a) il est moins désagréable pour le malade, b) il permet d'effectuer une vidange plus complète de l’estomac à jeun, ainsi que : c) des prélèvements fractionnés du contenu gastrique.

III. — L'étude au laboratoire du contenu gastrique prélevé par le tubage.

a) Etude de l'acidité gastrique.

La notion importante est la détermination du Ph. Cel-

le-ci peut-être faite par deux méthodes :

1) la méthode électrométrique compliquée, délicate, mais précise.

2) la méthode colorimétrique, qui est facilement utilisable en pratique, mais moins précise que la précédente.

Le dosage de l'acidité par la méthode de Topfer-Linossier donne des indications parallèles à celles des 2 méthodes précédentes, à condition toutefois que le contenu stomacal

e contienne pas d’albumines. Il faut donc éviter de les introduire dans l'estomac avec le repas d'épreuve; il faut encore interpréter avec prudence les cas où le contenu gastrique est susceplible de contenir des albumines tissulaires (can-

cer, hémorragie etc.)

b) Ftude de l’activité passique du suc gastrique. — Après avoir rappelé les notions générales concernant l’activité des diastases, nous avons examiné successivement les dinérentes méthodes qui ont été proposées pour l'étude de l’activité pepsique. Parmi elles nous avons retenu la méthode de Mett en tenant compte du Ph, c'est-à-dire que nous examinons la digestion de l’albumine dans deux échantillons de suc gastrique; dans l’un le Ph du suc gastrique a été maintenu à sa valeur propre, dans l’autre il a été ramené à une valeur op-

timple pour l'activité de la diastase : le Ph 2.

Quelques faits d'observations pratiqués à l’aide de cette méthode.

1) Nous donnons plus haut quelques essais pratiques

de digestions suivies par la méthode électrométrique. Elles montrent les modifications de l'acidité au cours de la digestion et la sensibilité du ferment au Ph du milieu.

2) D'après nos mesures, le Ph d’un suc anachlorhydrique par la métnode de Topfer, peut osciller entre Ph 4 et Ph %-4; ceci montre l’imprécision de la méthode du dosage et son insuffisance lorsqu'il s’agit d'étudier l’activité diastasique du liquide gastrique.

3) Nos mesures ont confirmé ce fait qu'il n'existe pas de parallélisme entre l'acidité d’un suc gastrique et son activité pepsique.

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