‹ Considérations sur l'Anachlorhydrie: avec précisions d'ordre techniqueChapitre 16 sur 36 · EXAMEN DE LABORATOIRE · texte numérisé non relu

EXAMEN DE LABORATOIRE

Urines, recherche de :

Albumine. 0 Réaction Sucre. 0 Bordet-Wassermann Urobilinogène, 0 négative | Urobiline, positive pigment biliaire, positive

Sang.

Globules rouges 5.560.000 » blancs 8.100 Hémoglobine 73 0/0 Temps de saignement, 2 min.

» de caogulation, 8 min.

Résistance globulaire, normale Chlore plasmatique, 3,62 » globulaire, - 2,25

Tubage duodenal, Flore microbienne abondante ; staphylocoques enté-:

rocoques, MICrOCCOCUS Crassus.

Sucs gastrique.

Acide litre, 0

» total. 0,25 Pepsine, 3,5

Ïl s’agit dans ce cas d’une malade atteinte de lithiase biliaire, avec anachlorhydrie, chez laquelle l'existence de l’abondante flore duodénale pourrait s'expliquer par les troubles vésiculaires.

En effet, des travaux récents de Chia lien Juan ont démontré qu’il existait une relation étroite entre la secrétion biliaire et l'existence de bacilles dans le duodénum. Cette démonsiration a été faite par des études expérimentales sur le chien. Comme cuez l’homme, il existe à l’état normal peu ou pas de microbes dans cette portion du grêle canin. Chez les

animaux porteurs de fistules biliaires, par contre, ils sont

nombreux. Non détruits par l’ingestion de la bile per os, ils le sont quand la bile s'écoule directement dans le duodénum. A l’aide d’un dispositif expérimental qui permettait à Chia lien Juan de diriger l'écoulement de la bile soit dans l'intestin, soit à l'extérieur, il a pu produire ou supprimer alternativement cette flore pathologique.

H existe très certainement des liens étroits entre les sécrétions qui se mêlent dans je carrefour duodénal. Est-on en droit de faire jouer le rôle prépondérant à l’une d’elles, ou au contraire, peut-on admettre que toutes dépendent d’un fac- {eur commun qui nous échappe ?

Cette interdépendance des divers éléments du tube digestif est d’ailleurs indiquée même par les résultats d’une expérimentation un peu arbitraire. S'il existe dans la muqueuse duodénale une secrétine gastrique, on à pu en injectant à un animal du suc duodénal ralentir la sécrétion gastrique (Bageräez®rfer) et que dire de la clinique qui montre clairement *intrication des réactions organiques, coexistence si fréquente de l’absence d'acide libre et de troubles vésiculaires, diarrhées et arachlorhydries, colitee et modifications de la flore du grèle, etc... {ntrication que les hypothèses pathogéniques ne peuvent ignorer, pour faire de l'anachlornydrie la cause exclusive des modifications que nous

avons signalées, comme certains ont été tentés de le faire ?

Henning dans un travail récent a repris cette étude et

Le HO)

a étudié spécialement la flore de l’estomac. Voici ses conclusions :

Dans l'estomac normal à jeun, il y a peu de germes gram positifs. Quelques streptocoques qui appartiennent au groupe des streptococcus lactinus, des staphylocoques, des entérocoques et quelques levures.

La moitié des estomacs normaux est stérile, il en est de même dans l’ulcère. | |

La forme morphologique dans la gastrite chronique paraît avoir peu d'influence sur la flore bactérienne, mais elle paraît dépendre de la secrétion de l’Hcl, le streptocoque hémolytique y joue un grand rôle, on peut y rencontrer des coli.

Dans les cas d’anachlorhydrie tenace, qui résistent à l'injection d’histamine, la flore était plus abondante que dans les autres cas.

Les anachlorhydries fonctionnelles se distingueraient des anachlorhydries organiques par l'aspect de la flore microbienne. Chez les fonctionnels, elle serait semblable à celle des individus normaux. Dans les formes où l'examen gastroscopique montre une muqueuse atrophique, il y aurait beaucoup de coli; leur présence serait caractéristique pour ces formes, La flore de l'estomac du cancer de la grande courbure présente de grandes analogies avec celle de l’anémie

pernicieuse, Elle contient des coli et des germes du grèle. Il

PR Te ME TT ee

n'est donc pas possible de se servir de ce moven d'examen pour trancher un diagnostic différentiel douteux.

La flore de l'estomac proviendrait de Ja bouche et du duodénum. Les coli seraient, parmi ces parasites, les plus sensibles à l’action de l’Hcl.

Dans les estomacs qui secrètent beaucoup, les microbes sont vites évacués, dans ceux qui secrètent peu, ils subsistent plus longtemps.

Henning n'a pas réussi à infecter expérimentalement un estomac, par contre, il lui a été possible de le débarrasser de sa flore en faisant absorber une solution d'Hcl. Cet auteur ne pense pas que l’absence du taux d'Hcl ait une action sur la flore duodénale, il admet par contre, nous venons de le dire, que la flore stomacale est souvent dépendante de

celle du duodénum.

li. - L'examen coprologique

Quand la digestion stomacale est suffisante : 1°. — Le tissu conjonctif cru, qui n’est attaqué par aucun autre ferment que la chlorhydropepsine, se retrouve dans

les selles.

2°. On y retrouve encore des fibres musculaires qui n’ont pu être dissociées et attaquées par les ferments pancréatiques, parce que, protégées par le tissu conjonctif intact. 3°. — Les aliments amylacés qui ont conservé leur struc-

ture albuminoïde ne sont pas assez finement fragmentés lors-

qu’ils parviennent dans l'intestin pour être complètement détruits par les ferments intestinaux. On retrouvera des fragments microscopiques de carottes et de pommes de terre dans les selles.

4°. — On y retrouvera des cristaux d’oxalate de chaux dans les cellules des haricots. Cristaux qui n’ont pas été détruits dans l'estomac. $

Il est indispensable avant de pratiquer cet examen de s'assurer que fous ces éléments que l’on propose de rechercher dans les selles ont été absorbés en quantité suffisante.

De nombreux repas et régimes ont été proposés; parmi eux le régime d’épreuve le plus recommandé est celui de Goiffon :

Il consiste à ajouter au régime habituel, à chaque repas de midi et du soir, 75 gr. de viande crue ou cuite superficiellement. (Albumines : tissu conjonctif cru et fibres musculaires), une purée de pomme de terre (amidon) et de haricots (Cellulose), ces aliments étint apprêtés aux lait et beurre (Graisses).

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