‹ Considérations sur l'Anachlorhydrie: avec précisions d'ordre techniqueChapitre 19 sur 36 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Observations cliniques

On a essayé de créer un tableau clinique des anachlorhydries essentielles. Nous nous conformons à l’usage en mettant en relief les faits qui nous paraissent les moins sujets à cautions. Mais nous émettons les lus expresses réserves, car nous venons de démontrer que bien des anachlorhvdries n’ont de l’anachlorhydrie que il’apparence. Ceci implique que la question doit être murement réfléchie et qu’il y a nécessité de reprendre les faits, en précisant leur diagnostic avec les méthodes les mieux appropriées.

Ceci dit, nous nous permettons les descriptions suivaness

A la consultation externe de la clinique médicale À, où les examens du chimisme gastrique sont pratiqués dans 50 % environ des cas avec troubles dyspeptiques, nous avons constaté qu'après 10 % environ des tubages, le contenu gastrique était anachlorhyärique. De j’examen de ces observations il résulte qu’elles peuvent être classées en deux catégories :

Celles où les troubles digestifs prédominent, ou par consé-

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quent l’anactilorhydrie centre tout le tableau clinique : nous les appellerons anachlorhydries essentielles; d’autres, où l'anachlorhydrie se perd dans le cortège des symptômes d'une entité morbide bien caractérisée, nous les appellerons symptômatiques.

A. — LES ANACHLORHYDRIES DETES*ESSENTIEELES

Dans la première catégorie une place importante revient à celles qui ne se traduisent que par des troubles digestifs vagues. Il est difficile d'en donner une description d’ensemble. Sur 56 cas qui peuvent être classés parmi les anachlorhydries essentielles, nous notons les symptômes suivants :

Pesanteurs, digestions sensibles, innapétence, état nauséeux dans 18 cas observés; la palpation de l’estomac n’était pas douloureuse, l’état général peu ou pas atteint, excepté dans 3 cas où il y avait un amaïigrissement assez notable. Il s'agissait en général de troubles plus ou moins anciens, quelquefois périodiques, comme le montre une observation d’une femme de 34 ans, anachlorhydrique, chez laquelle les troubles reparaissent tous les ans à la même époque, depuis quelques années,

Ces malades sont des nerveux, des fatigués chez lesquels la constipation prédomine.

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