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ses nombreuses causes d'erreurs ne permettent pas d’en fairé une méthode de choix pour des recherches rigoueuses. Dans la pratique courante, elle est cependant suffisante. Betimann et Schroder, dans les Arch. fur. Verdaungskrankheïen de 1904, 10, 599, ont proposé, pour éviter les causes d’erseurs dues au dosage par la méthode d’Esbach de précipiter les albumines à l’aide de l’acide trichloracétique à 10 % et de centrifuger, dans des tubes spéciaux, gradués pour mesurer la quantité de précipité. Ces auteurs insistent sir la production d’une couche spumeuse qui se produit lors de de la défécation des albumines et qui d’après eux disparaitrait d'autant plus rapidement que le suc gastrique contient
plus d’albumine.
3° La Méthode de Jacoby-Solms.
Le procédé est basé sur la constatation faite par Jacoby qu’une solution saline de ricin est clarifiée par des fermeuts en particulier, par la pepsine :
En voici la technique : o gr, 5 de ricin sont dissous dans 50 cmc. d’une solution de chlorure de sodium à 3 % et filtrés. ro emc. de filtrat sont répartis en quantité égaie {2 cmc.) dans 3 tubes à essai gradués et additionnés chacun de o,3 cmc. d’une solution décinormale de Na. CI.; le mélange devient laiteux. On y ajoute du suc gastrique cuit
dans les proportions suivantes :
T'ACMC:
0,9 CMC.
O,3-CMC, 0,5 CMC.
O,= CMC.
au au au au
au
1 = 3,5 Cm. de liquide 2° — 3,4 cmc. de liquide
3= 03:73 cmerdeniquide 4° = 3,0 cmc. de liquide st =\t2,s1cmC déthquide
Un tube témoin contient une solution de suç gastrique
à 1 %, dans l’eau distillée.
Le suc gastrique
examiner, dilué au 1 % dans l’eau
distillée est réparti dans ces 3 tubes en quantité suffisante
pour les compléter chacun à 3 cmc, 5 :
au 2° qui contient 3,4
au 3° qui contient 3,3
au 4° qui contient 3,0
au 5° qui contient 2,5
cmc. de liquide on ajoutera o,1 cmc.
cmc. de liquide on ajoutera o,2 cmc.
cmc. de liquide on ajoutera 0,5 cmc.
cmc. de liquide on ajoutera 1,0 cmc.
Les tubes bouchés sont mis à l’étuve pendant 3 heures,
ou laissés à la température du laboratoire pendant un temps
plus long. Les tubes clarifiés sont ceux où la digestion est
complète. L'évaluation quantative se fait comme suit :
Quand 1 cmc. d’un suc gastrique dilué au 1 % a di-
géré les 2 cmc de la solution de ricin en 3 heures, Solms
donne à ce suc. gastrique la valeur de 100 unités peptiques.
Cette méthode serait moins sensible que celles de Mett
et Hammerschlag. Son gros inconvénient est l'instabilité de
la solution de ricin, dont la proportion en albumine est va-
riable.
4°) La Méthode de Fueld-Levison.
Cette méthode est basée sur le fait qu'une solution acide d’édestine est précipitée par l'addition de chlorure de sodium, tandis que les produits de digestion de l’édestine ne sont pas précipités.
D'après Wolf et Thomazewski, le technique à suivre est la suivante : On prépare une solution acide {que nous appellerons solution À pour simplifier l'exposé) qui contient :
Acide chlorhydrique décinormal 30 cmc.
JEAN RS UNSS ARE A RES Re 70 CMC.
Avec cette solution À on prépare une solution 1 % d’édestine du commerce ainsi qu’une dilution au 1/20 ou au 1/10 du suc gastrique filtré que l’on se propose d'étudier. Cette dilution de suc gastrique est répartie sur 6 tubes à essai à raison de :
o,1 ©cmc. de suc gastrique dilué dans le 1° 0,16 cmc. de suc gastrique dilué dans le 2° 0,23 cmc. de suc gastrique dilué dans le 3 0,40 cmc. de suc gastrique dilué dans le 4° 0,64 cmc. de suc gastrique dilué dans le 5 1,-- cmc. de suc gastrique dilué dans le 6° on ajoute dans chacun des 6 tubes 2 cmc. de la solution d’édestine. Après 1/2 heure de séjour au laboratoire on y ajoute encore 1/2 à 1 cmc. d’une solution de chlorure de.sodium,
saturée à froid. Dans’ certains tubes il se produit un anneau
laiteux au niveau de la surface de contact des deux liquides. L'absence de ce précipité indique que l’albumine est digé. fée.
Lorsqu'il s’agit d'un suc gastrique anachlorhydrique. il est préférable de n’employer qu'une dilution au 1/10 du suc
gastrique dans la solution A.
Interprétation des résultats. — Lorsque le suc gastrique est normal on constate en général que les tubes qui contiennent 0,4 à 0,64 cmc. de suc gastrique dilué au 1/20 restent clairs, c’est-à-dire que dans ces tubes, 2 cmc. de la solution acide d’édestine ont été digérés en 1/2 heure.
Dans les cas d’anachlorhydrie, il faut en général 1,6 à 2,5 cmc. de la solution du suc gastrique au 1/10 pour obtenir la digestion des 2 cmc. de la solution d’édestine en 1/2 heure. Cette méthode a été simplifiée par Conheim de la façon suivante :
Lorsqu'il s’agit de suc anachlorhydrique, on prépare une solution acide de suc gastrique : contenant 53 cmc. de suc gastrique, 3 cmc. d'acide chlorhydriaue décinormal et 2 cmc d’eau et l’on prépare les huit tubes suivants qui contiennent : le 1°" x cc. de solution d’édestine et 2 cc de la solution acide le 2° 1 cc. de la solution d’édestine et rcc. de la soluton acide le 3° 2 cc. de solution d’édestine et 1 cc. de la solution acide le 4° 2 cc. de solution d’édestine et o, s de la solution acide
le 5° 2 cc. de solution d’édestine et 0,33 de la solution acide
le 6°
cc. de solution d’édestine et 0,25 de la solution acide le 7° 2 cc. de solution d’édestine et 0,2 de la solution acide le 8° 2 cc. de solution d’édestine et o,1 de !a solution acide L'inconvénient de cette méthode est l'instabilité du réactif. On remédie à cet inconvénient en y ajoutant du chloroforme ce qui le rend utilisable pendant plus d’un mois. Cette métaode serait plus sensible que celle de Ham-
merschlag et de Mett.
5°) La Méthoge de Volhard. Le principe de cette méthode est le suivant : la caséine pure dissoute dans l'acide chlorhydrique est précipitée par le sulfate de sodium. Lorsqu'une sclution de caséine est mélangée à du suc gastrique contenant de la pepsine une partie de cette caséine est transformée en peptone qui n’est pas précipitée par le sulfate de sodium. Lorsque le mélange est filtré, cette peptone passe à l'état de peptone acide dans le filtrat. [I] existe donc un rapport entre le précipité qui reste sur le filtre et l'acidité du filtrat.
L'augmentation de l’acidité du filtrat par rapport à l’acidité de la solution mère de caséine permet de mettre en évi-
dence Îä pepsine.
Technique de la méthode. — 100 gr. de poudre de caséine sont mélangés par agitation à 1 litre d’eau additionné
de 80 cc. de lessive de soude normale. On y ajoute la quan-
tité d'eau distillée suffisante pour obtenir 2 litres de solution, on chauffe prudemment pour réaliser la dissolution complète de la caséine, puis on prend soin de porter rapidement la température à 85° environ pour détruire toute trace de ferment protéolitiques. Après refroidissement, on y ajoute quelques cc. de Foluol. Le réactif ainsi obtenu mis à l’abri de l’air se conserve indéfiniment.
Pour la mesure on procède de la façon suivante : on prend 11 cc. d’une solution normale d’acide chlorhydrique on y ajoute 140 cc. d’eau environ et 100 cc, de la solution de caséine. Il ne doit pas se produire de précipité de caséine dans ce premier temps. On y ajoute une quantité déterminée de suc gastrique et l’on complète à 300 cc. avec de l’eau distillée.
Le mélange est placé à l’étuve, à une température de 40° pendant une heure, après quoi on y ajoute 100 cc. d’une solution de sulfate de sodium à 20 % qui précipite la caséine non digérée, mais n’attaque pas les peptones qui ne sont pas retenues sur le filtre. On cherche l'acidité de ro cc. du filtrat par dosage avec une solution décinormale de lessive de soude en présence de phenolphtaléine.
La comparaison du chiffre obtenu ainsi avec l'acidité du
filtrat après précipitation de la solution mère donne la valeur .du pouvoir peptique du suc gastrique.
6°) La Méthode de Michaelis. Elle est semblable à celle de Jacoby, Fuld et Gross.
Une solution d’albumine troublée par l'addition d’acide sulfosalicylique est clarifiée var la pepsine. On emploie comme unité soit un ferment liquide du commerce, soit un suc normal dilué 15 fois, La solution d'albumine employée peut être une urine riche en albumine conservée avec du chloroforme et diluée au moment de la recherche de telle sorte que sa concentration en albumine soit de 1/2 %. Cette urine est additionnée d’acide sulfosalicylique jusqu'à ce que le papier congo vire au violet clair.
Dans 6 tubes à essais on met :
cc. de suc gastrique pure dans le 1°”
ni
1 CC. de S. G. dilué de moitié dans le 2°
1 cc. dé S. GG. dilué'au 1/4 dans le 3°
1 cc. de S. G. dilué de 1/8 dans le 4°
1 cc. de S, G. dilué de 1/16 dans le 5°
1 cc. de S. G. dilué de 1/32 dans le 6°
1 cc. d’une solution de pepsine conte-
nant une unité pepsique dans un 7° tube
témoin.
On ajoute ensuite s cc. de Ja solution d’albumine dans chacun des 7 tubes à essai.
Après 10 minutes le tube témoin sera clarifié en partie.
On recherche quel tube montre à ce moment le même degré de clarification que le témoin. Soit le tube 5; il contenait
donc 16 unités de ferment.
On peut faire des séries plus complètes pour atteindre
une exactitude plus grande.
7°) La Méthode de Gross. La méthode de Gross est basée sur ce fait que la caséine en solution acide est précipitée par l'addition d’acétate de soude, tandis que ses produits de digestion, les caséoses, restent en solution.
La technique de la méthode est la suivante :
1 gr. de caséine purifiée et 16 cc. d’acide chlorhydrique à 23 % sont mélangés à 1 litre d’eau, dissous au bain-marie et portés à une température de 30° à 40°. Dans des tubes à essai 10 cc. de cette solution (qui cont‘ennent o,o1 gr. de caséine) sont mélangés à des quantités croissantes de suc gastrique et mis à l’étuve. Après 1/4 d'heure on v ajoute quelques gouttes d'une sclution concentrée d’acétate de sodium. La caséine non attaquée est précipitée, alors que les caséoses ne le sont pas; on peut déterminer par ce procédé la quantité minima de suc gastrique suffisante pour attaquer la caséine contenue dans 10 cc. de la solution préparée (= o,or) comme i] a été dit plus haut.
L'unité pepsique dans cette méthode est la quantité de suc gastrique nécessaire pour digérer o,o1 de caséine en 15
minutes.
8°) La Méthode ac Spehl et Ch. Rahier. Ces auteurs belges se servent pour le dosage de la pepsine de la technique de le
Carnot et Mauban pour le dosage de la Trypsine. En tenant
compie du Ph, cette technique est décrite dans le livre de MM. Chiray et Lebon : Le tubage duodenal (Masson et C'° éd.).
Ils font agir dans des boîtes de Petri le suc gastrique dilué sur de la gélatine formolée (pour élever le point de fusion de la gélatine au-dessus de 37°). La gélatine est ramenée au Ph. du liquide biologique pour déterminer le pouvoir relatif, au Ph. optimum et uniforme de 2 pour étudier le pouvoir absolu de digestion du suc gastrique.
Il est indispensable d'employer les boîtes formolées dans les 24 heures après leur préparation pour éviter le durcisse-
ment.
0o°)La Méthode que nous avons employée. Nous avons utilisé pour nos mesures la méthode de Mett en tenant compte du Ph. Deux échantillons de suc gastrique filtré de s cc. sont placés dans le bloc comparateur du dispositif Poulenc pour la recherche du Ph. L’un d’eux est additionné de Hcl. en solution n/10 en présence du réactif anproprié, correspondant au test coloré étalonné au Ph. que l’on désire obtenir. Lorsaue la coloration est atteinte, le suc additionné de Hcl. se trouve au Ph. voulu, L’échantillon ainsi obtenu peut être utilisé pour la digestion pepsique par la métnode de Mett. Si l'on préfère utiliser un liquide sans réactif colorant, il suffit d'ajouter autant de cc. d'Hcl. au deuxième échantillon que l’on en avait ajouté au premier.
Ces manipulations simples permettent d'obtenir des ré-
sultats plus précis que ceux de la méthode primitive de Mett.