ETUDE EXPÉRIMENTALE
1) Le Ph. des sucs anachlorhydriques. Si les chiffres obtenus avec la réaction au dimethylamidoazobenzol sont de même sens que les valeurs du Ph., il existe pourtant des variations assez importantes du Ph. des sucs anachlorhydriques. Un contenu gastrique, qui ne contient pas d’acide libre d’après la méthode de Tôpfer, peut avoir un Ph. qui varie entre 4 et 7,4 d’après nos observations.
Il est facile de comprendre que dans ces conditions les valeurs de la digestion pepsique puissent varier sensiblement d’un cas à l’autre.
La quantité d'acide chlorhydrique qu'il faut ajouter au suc gastrique pour le ramener au Ph. optimum ne dépend pas seulement de la valeur primitive de son propre Ph., mais encore d’autres propriétés physico-chimiques du liquide biologique (effets tampons). Une simple addition d'acide, fixée d'avance et sans contrôle, paraît bien illusoire dans ces con-
ditions.
2) La sensibilité du ferment au Ph. La sensibilité du ferment au Ph. du milieu a été signalée plus haut. En voici un exemple que nous avons obtenu sous contrôle de la méthode élec-
trométrique.
a) Un suc anachlorhydrique de Ph 4,45 est ramené par
addition d'acide au Ph 2,5, par addition de soude au Ph 7,2.
La digestion exprimée en mm. d’après la méthode de Mett est la suivante :
Ph 2,5 ‘digestion 2 mm.
Ph 4,45 digestion 1/2 mm.
Ph 7,2 digestion 1/2 mm.
b) Pour montrer que cette digestion ne dépendait pas uniquement du Ph, nous l’avons étudiée dans deux sucs l’un À, anachlorhydrique de Ph 5,8, l’autre normal N, de Ph 1,85.
Un échantillon de chacun de ces 2 sucs avait été ramené au Ph de l’autre.
Nous avions donc 4 échantillons :
D 5 cc dé AtauePh 5,8
2°. — 5 cc. de À ramené au Ph 1,85 par addition d’'Hcl. 32.— 5 cc de N'au Ph'r,85.
4°. — % cc. de N au Ph 5,8 par addition de soude.
Après 24 heures d’étuve nous constations que dans l’échantillon :
1) il n'y avait pas de digestion à ce moment son Ph était OPA |
2) il y avait une trace de digestion, son Ph était de 6,25.
3) il y avait une digestion de 4 mm, son Ph était de 2.
Ÿ 4) il n'y avait pas de digestion, son Ph était de 5,4.
Conclusions. Pendant la digestion l’acidité d'un suc non
modifié baisse, son Ph augmente donc, dans l’échantillon 1