‹ Considérations sur l'analyse qualitativeChapitre 4 sur 8 · I. , ,mmM»m^k t Mà i i, ■ ' i ■ ■■ ■ ■ i ■■■ -■i · texte numérisé non relu

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1 La dissolution ne serait point troublée par Peau si elle était extrêmement acide, et si elle ne contenait qu’une très-petite quantité de l’une des bases qui peuvent être précipitées par l’eau distillée. Il faut donc avoir la précaution de chasser l’excès d’acide par l’évaporation, avant de procéder à l’essai par l’êau distillée, à moins que l’on ne soit sûr d’avance que le liquide que l’on examine ne contient ni de l’antimoine ni du bismuth.

/ On verse dans une parlie de la dissolution première un excès d’ammoniaque.

Si la liqueur devient bleue, elle contient du Cuivii^.

Une goutte de cette même dissolution, versée sur une plaque de cuivre (sur une pièce de monnaie décapée), y produit une tache blanche que l’eau n’enlève pas, et qui devient plus brillante lorscju’oii frotte la pièce avec un bouchon de liège Macua*.

On traite par un excès de potasse une partie de la dissolution du n." 6, dont on a séparé le plo^mb par l’acide sulfurique, et ou fUtre si c’est nécessaircL On ueutralise la liqueur filtrée par l’acide hydrochlorique et ou ajioute 7'^un excès d’acide hydrosulfurique.

SI l’on obtient un précipité jaune clair, c’esl de,. .. l’Étm,

Si l’on soup<ionniait la présence de l’Oa. et du PiATUS*, on reconnaîtrait facilement le premier par le précipité noir qu’il donne avec une dissolution de protosulfate de fer; et le platine par le précipité jaune serin, qu’il forme avec les sels de potasse.

Le Cadmium, que l’on ne rencontre que dans les minérais de zinc, est remarquable par le. beau, précipité jaune que ses dissolutions produisent avec- l’acide hydrosullurique. Ce précipité Se distingue du sulfure d’étain pac son insolubilité dans les al«alis, et du sulfure jaune tl’arr V^sénic par sa fixité au feu.

On décomposera ràcïde- hydrosulfurique d’une partie de la dissolution A par une suffisante quantité de chlore liquide; cette dissolution., ainsi modifiée, sera désignée par g/la lettre C. Une portic du liqn'de-B sera traitée par une dissolution d’ii^'drocvnaa'te ferruiié de potas.sé

Il y a un précipité. . g

Le précipite est coloré eu. bleu,,,.. ]

^ précipité. j/,

f On traite là dissolution par un excès de sous-carbonate I d’ammoniaque liquide.

H J aura un précipité io

Point de précipité, ou précipité soluble dans un excès de réactif ii

On filtre, et l’on examine le liquide filtré comme au n.® n. Le précipité resté sur le filtre est chauffé au rouge 10 (avec du borax et un peu de sel de nilre.

I Si l’on obtient un verre coloré en brun violet, le

^ précipité contenait du MANCiMÈSE.

La liqueur est colorée en rouge ou en bleu 12

Elle est incolore i3

On ajoute à cette dissolution ammoniacale un peu d’acide oxalique, et on l’expose â l’air.

Si après .quelque temps il se fait un dépôt d’un blanc

bleuâtre Nickel.

Si la liqueur reste rouge elle contient du Cobalt.

(Après avoir neutratisé ce liquide ammoniacal par quelques gouttes d’acide hydrocblorique, on le traite par J 3 ^ une dissdlulion de gaz acide hjdrosulfurique. .

‘Précipité blanc Zmc.

Point de précipité... -

iOn sépare, de la dissolution première , par l’hydrocyanate ferruré de potasse, les métaux qui précipitent par ce réactif : le liquide filtré sera désigné par C. On traite une partie de cette dissolution par de l’hydrosulfate

d’ammoniaque.

Précipité blanc Alumbie.

V Point de précipité i5

On verse dans une autre partie du liquide C, préalablement neutralisée, un excès d’acide oxalique.

Préûpité 16

Point de .précipité,. 17

ie|

Le précipité disparaît dans l’acide sulfurique étendu d’eau. Cbaot.

Le précipité reste insoluble

On verse dans la li queur de l’acide sulfurique étendu d’eau.

Strontiare.

Précipité. blanc ..

Point de précipité

Bartte.,

On traite par une solution de bi-carbonate de potasse le liquide du n.” 1 7 dont on a séparé la chaux, la barjte et la strontiane par les acides oxalique et sulfurique. On filtre, s’il y a un précipité, et on fait bouillir la liqueur filtrée.

Si elle se trouble à la chaleur de l’eau bouillante,

elle contient de la

MaCHÉSH!.

^ On évapore à siccité la dissolution première, et l’on tri- 19 { ture le résidu avec de la chaux vive humectée; s’il y a un dé-

I gagement d’ammoniaque, le liquide contenait un sel à base d’AsiMOMUiQBE* f Pour s’assurer si la dissolution à examiner contient de la potasse ou de la soude, il faut faire bouillir une partie du liquide A aVec une solution de sous-carbonate d’ammoniaque efBeiuri, qui précipitera toutes les bases, excepté la potasse, la soude et l’ammoniaque. On filtre, on fait évaporer la liqueur, et on calcine le résidu de cette évaporation pour volatiliser les sels ammoniacaux. S’il y a un dépôt fixe au feu, ce ne peut être que de la potasse ou de la soude. On dissout ce résidu dans une petite quan- Ililé d’eau distillée, et on y verse de l’hydrochlorate de 20<platine, qui formera , un précipité jaune serin avec la potasse. Si ce réactif ne donne pas de précipité, la dissolution ne confient xjue de la soude. Comme ce dernier résultat est purement négatif, il ne pourrait plus indiquer la présence de la soude si le liquide contenait de la potasse.

Dans ce cas il faut évaporer à siccité la dissolution de laquelle on vient de précipiter la potasse; reprendre le résidu par l’alcool, qui ne dissoudra que riiydrochlorale de soude et le sel double de platine et de soude; séparer la platine . par l’acide hydrosulfurique, et évaporer le liquide filtré. Si

vTonobtientunrésidusalin, c’estdel’hydrocldoiatedesoudfi -

Procédé pour reconnaître les acidies.

On traite une partie de la matière inconnue par de l’acîde

hydrochlorique faible.

Il se produit une effenrescence 2

Point d’effLncscencc 4

I Le gaz qui se dégage est inodore. Aeinz càrboniqqk.

2 V 11 est odorant et trouble Teau de chaux étendue d un

(tiers d’eau distillée 3 — cxhbonique

(inélangé).

III a l’odeur d’œufs pourris — HYORosüLFüiuQüf.

— de soufre qui bnilc — sulfübsdx.

[ On verse dans une partie de la dîssohition première du

,1 nitrate acide d’argent.

i Précipité blnnc. . 3

( Point de précipité... 7

I Le précipité se dissout dans liainmoniaque. 6

5 > La partie qui ne se dissoudrait pas dans l’ammoniaque I contiendrait de l’acide • »

(La dissolution ammoniacale, traitée par une petite (juantilé d’acide sulfureux,, laisse déposer une poudre blanche : dans ce cas, 4, liqueur contenait de l’at ide. ... — iodiqux.

(La partie qui reste ea dissolution dans l’ammoBiaque contient de l’acide. — HYnROCHCOBiQnt-

{ On verse dans la dissolution du, nitrate açide de baryte.

7 \ Précipité blanc suLtURWip^

( Point de j^écipité.... 8

IOn fait bouillir une partie de la dissolution première avec de l’eau bleue (d’indigo) et quelques gouttes d’acide sulfurique.

11 J a décoloration 9

La liqueur reste bleue. * lo

iOn chauffe une aulre partie de la dissolution première avec de la limaille de cuivre et quelques gouttes d’acide sulfurique.

11 se dégage des vapeurs rouges Aans wnWQor.

Le liquide traité par l’acide sulfurique concentré dégage des vapeurs jaune doré • • — chlohiqü*.

(On fait bouillir le liquide inconnu avec du sous-carbonate de potasse pur,- on filtre, si ç’est nécessaire; on verse dans le liquide filtré de l’eau de chaux. Il se formera un \ précipité blanc qui disparaîtra dans l’acide hydrochlorique.

I Ce précipité réparait par l’ammoniaque ii

( — ne réparait point 12

On évapore à siccité le reste de la dissolution première. Le résidu de l’évaporation, mis sur les charbons ardens.

répand des fumées blanches et l’odeur d’ail — ARSÉioQUii.

Point de fumées blanches ni d’odeur d’ail — phosphoriqob. •

f Une partie du résidu provenant de l’évaporation pré- Acédente, est traitée par une goutte d’acide sulfurique,

12 /et délayée dans l’alcool que l’on allume. Si la flamme

Ide ce dernier prend une belle couleur verte, la matière inconnue contient de l’acide. — borique.

1 Le mélange inconnu pourrait contenir à la fois de l’acide arséuique et de l’acide phosphorique. Dans ce cas il faudrait, pour s’assurer de la présence de ce dernier, traiter la dissolution à examiner par un courant de gaz hjdrogcne sulfuré, jusqu’à ce qu’il ne se produise plus de précipité jaune de sulfure d’arsénic. On laisse reposer pendant quelques heures, et on filtre; le liquide filtré sera traité comme au n.®^io, pour pouvoir y découvrir la présence de l’acide phosphorique.

Les Chromâtes se distinguent par leur couleur et par le précipité Jaune qu’ils forment avec les sels de' plomb.

ISi le cliroraatc était insoluble, on le reconnaîtrait encore facilement par la belle couleur verte qu’il a la propriété de communiquer au verre de borax à une chaleur roiige.

On peut découvrir les Feu ai es, en les traitant à une douce chaleur par l’acide sulfurique concentré , qui les décompose et donne lieu à un dégagement de vapeurs iblanches corrodant le verre.

On reconnaîtra la présence de I’Acide titaniqüe dans une dissolution, en traitant cette dernière par une lame de zinc ou une lame d’étain : si elle contient du titane, elle se colorera en bleu autour de la lame de zinc, et en rouge violet autour de la lame d’étain. Si la dissolution contenait des métaux qui précipitent par l’acide hjdrosul- ^furiquc, il faudrait auparavant les séparer par ce réactif.

Quehjues observations sur V emploi de la méthode qui vient

d’être exposée^

1. *^La manière (Te se servir de la méthode est extrêmement simple; elle est réglée par les résultats mêmes que donneront les expériences auxquelles on devra soumettre la substance que l’on veut examiner. C’est ainsi qu’en traitant la dissolution inconnue par l’acide bydrosnirnrique liquide (§. I), on obtiendra un précipité, on bien les liqueurs resteront transparentes. Dans le premier cas on est renvoyé à la 2.* bifurcation; dans le cas conlralie on passera immédiatement à la 8.* accolade, sans faire attention à celles qui précèdent. On trouvera facifeiueat la raison de cette manière de procéder, en jetant un coup d’œil sur le tableau synoptique, page 28.*

2. ° 11 ne faut jamais employer à la fois que de petites qiianlîti^s de la dissolution à examiner, alîn d’avoir asocz de matières

pour les expe'riences subséquentes jusqu’à la fin de l’analyse: quelques gouttes suffiront ordinairement, lorsque le liquide n’est pas trop étendu.

3. " Nous rappellerons que les réactifs dont on se sert doivent être purs, les vases dans lesquels on opère bien propres et, autant que possible, rincés à l’eau distillée, surtout lorsqu’on veut constater la présence de sels terreux, qui peuvent également se trouver dans l’eau ordinaire.

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