‹ Considérations sur l'application des différents traitements de la conjonctivite granuleuse et en particulier du traitement par les scarifications, le curettage et le brossageChapitre 7 sur 14 · EE · texte numérisé non relu

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détruire complètement toute une partie de la conjonctive. Ce traitetement est basé sur ce fait que le lieu d'élection des granulations est le cul-de-sac supérieur de la conjonctive, et que c’est là le fover d'infection qu'il faut détruire. Cest vrai, mais la seule excision de ces culs-de-sac sera insuffisante quand les granulations seront répandues sur toute la conjonctive tarsienne, et c'est la grande géné-. ralité. Mais, répondront les partisans du procédé de Galezowski,

nous cautérisons au thermo-cautère les granulations tarsiennes après avoir excisé les culs-de-sac. Ces cautérisations ne seront guère possibles que si les granulations tarsiennes sont peu nombreuses et

saillantes.

Quand les granulations tarsiennes seront nombreuses, petites et diffuses, les cautérisations au thermo-cautère seront impossibles, et alors l’excision des culs-de-sac n'agira que sur une partie de la muqueuse; ce sera un traitement incomplet.

Le simple brossage de Manoleseu à l’aide de la brosse à dents trempée dans la solution de sublimé à 1/500 est défectueux, car la brosse seule ne suffit pas pour porter la substance antiseptique au fond du tissu.

On a modifié ce traitement. La méthode par les scarifications et le brossage due à Sattler à été préconisée par Abadie et Darier. Ces derniers y ont ajouté le curettage, mais nous parlerons spécialement, et d’une façon plus étendue, de ce traitement.

Nous voulons, avant d’y arriver, dire un mot du traitement du D' Lagrange par le hersage.

M. le D' Lagrange prétend que les scarifications du Dr Darier ont l'inconvénient, étant faites parallèlement, de laisser entre elles des granulations intactes et, pour remédier à cet inconvénient, le D' Lagrange à inventé une espèce de herse, simple curette de Wolkmann au dos de laquelle se trouvent de petites dents. Nous ne voyons pas la grande utilité de ce nouvel instrument, car on peut très bien

faire les scarifications assez rapprochées pour ne pas laisser entre

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elles de granulations intactes. En tout cas nous verrons plus loin, quand nous étudierons particulièrement le traitement du D° Darier, que par un quadrillage de la conjonctive on peut remplacer les scarifications parallèles et éviter l'inconvénient que leur reproche M. le D agrégé Lagrange.

Maintenant que nous avons étudié les traitements connus jusqu'ici, tant médicaux que chirurgicaux, que nous avons montré les cas dans lesquels nous pensons devoir les appliquer, nous allons en faire de

même pour le traitement par les scarifications, le eurettage et le brossage.

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