DES GRANDES OPÉRÂT. DÉFENSIV
Je termine enfin ces considérations générales, que je regrette de n’avoir pas su présenter sous une forme plus abrégée, sans tomber dans l’obscurité.
On sera peut-être surpris de me voir finir cet ouvrage .sans parler de la guerre des sièges, cette branche importante de l'art militaire, qui a dû être l’objet particulier de mes tr^ivaux et de mes études. Mais à quoi bon répéter ce que d’autres ont écrit avant moi sur un suj^t qui ne laisse plus rien à desirer. L’expérience que j’ai pu acquérir dans le cours de quelques sièges , n’a servi qu’à •me convaincre que l’art de l’attaque des places avait été porté à sa perfection par Vauban, et que tant qne les fortifications resteront à-peu-près ce qu’elles étaient de son temps, nous devons nous borner, dans nos sièges, à faire une application heureuse des règles qu’il nous a tracées par sa conduite et dans ses e*crits. C’est le seul genre de mérite auquel il nous soit permis d’aspirer, dans un art que ce grand homme a eu la gloire d’inventer et de conduire à sa perfection dans le cours de sa longue et laborieuse carrière.