Lu multiplicité de ces cohortes , qu’on peut
CONCLUSIONS. Soi
regarder comme les éléments de l’armée, et le terrain qu’elles occupent sur un cliatiip de bataille, ne permettent pas au général en chef de les disposer, de les faire combattre, et de les ranger toutes lui -même, ce qui l’oblige d’en faire plusieurs divisions dont il confie le commandement à ses lieutenants.
5. La force do ces divisions, que j’appelle légions, est déterminée par la quantité de cohortes qu’un officier-général peut aisément embrasser et suivre de l’œil sur un champ de bataille. Je la fixe ici à dix cohortes.
6. Les be.soins de la guerre réclament deux espèces d’infanterie : l’iinc pour soutenir par union le choc de l’ennemi, et rompre ses efforts; l'autre pour le reconnaître, le harceler en tirailleurs, et le poursuivre dans les pays fourrés. La proportion de la première à la seconde sera de 3 à I.
7. Les besoins de la guerre réclament deux espèces de cavalerie : l’une pour achever de rompre et d’écraser, sous le poids de ses masses, des troupes harassées et en désordre par un long combat; l’autre pour fouiller le pays, éclairer les colonnes, avoir des nouvelles de l’ennemi, lui tendre des embûches, surprendre ses convois, et poursuivre les fuyards en plaine. Elles seront à-peu-près entre elles dans la même proportion, et feront environ un sixième de l’armée.