‹ Considérations sur l'avortement criminel dans le Ressort de Nancy de 1900 à 1920Chapitre 26 sur 28 · FR, CE · texte numérisé non relu

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LA

ciété, elle dénoncera l'avorteuse, avouera sa faute puis

qu'elle est certaine de l'impunité. Dans ces conditions particulières, son médecin traitant sera uppelé devant

le magistrat et il lui appartiendra à lui seul de réta-

blir les faits, car remarquons que la délatrice peut se = tromper sciemment où involontairement. L'avorteuse

a-t-elle sûrement pratiqué des manœuvres abortives

sur elle? -

J'est son médecin-traitant qui parlera, car bien avant le médecin-expert, il s’est rendu compte de- ce qui s’est passé; s'il y a eu avortement, il confirmera la dénonciation de sa cliente, et si cette dernière veut faire du chantage, il déposera, selon sa conscience et. aidera à établir la vérité.

Il est done bien entendu que le médecin-traitant, puisque c'est lui qui le premier est au courant de la situâtion de sa cliente, ne témoignera qu'à la condition que sa cliente dénonce volontairement lPavorteuse,

Il est bien évident que si le médecin-traitant, de par sa: profession, apprend que sa cliente s'est fait avorter et que si celle-ci ne veut en faire part à la justice, le médecin agira comme il le fait actuellement, il ne parlera pas, il n’est done pas un dénonciateur comme on | peut nous le dire et il ne porte aucun tort à sa cliente.

On nous objectera, d'autre part, que £’est immoral d'encourager lavortée en lui promettant l'impunité. Peut-on faire une œuvre de justice sur de telles bases?

Nous répondrons simplement que c'est nécessaire à la défense sociale et que ce moyen est moins odieux et moins répugnant que celui qui existe actuellement et. qui consiste en lettres anonymes. Triste procédé, cepen-

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