‹ Considérations sur l'emploi d'un nouveau traitement de la poliomyélite par le chlorate de potasseChapitre 9 sur 16 · ACTION PROBABLE DU CHLORATE DE POTASSE · texte numérisé non relu

ACTION PROBABLE DU CHLORATE DE POTASSE

Rapidement absorbé par les muqueuses, le chlorate de potasse se retrouve sans transformation dans l'urine, dans la proportion de 95 %. Ceci prouve donc qu’il ne se décompose pratiquement pas dans l’organisme. Il se retrouve également dans la bile, les larmes, le lait, la salive, et surtout dans le mucus nasal, toujours à l’état pur. Les expériences de Rabuteau ont été formelles sur ce point.

Les propriétés antiseptiques sont faibles, mais on sait qu’il est un excellent microbicide. En 1931, Brisse- Moret et Challamel ont publié à son sujet une étude intéressante. De leurs travaux, il ressort que le sel de Berthellet est le spécifique des angines rouges et pultacées. Il guérit aussi les angines à bacille de Læfler, maladie locale et la guérit vite si son intervention est précoce et s’il est donné à dose suffisante.

Les auteurs ont recherché aussi si le chlorate ingéré était bactérifuge, c’est-à-dire s’il pouvait chasser les bacilles du naso-pharynx dans des angines cliniquement guéries, mais dont les sujets restent porteurs de germes. Les résultats ont été satisfaisants.

dy —

Par comparaison logique, le chlorate de potasse « toxifuge et bactérifuge local », aurait donc les qualités requises pour prévenir d’une autre maladie débutant par une angine : la poliomyélite. Le virus neurotrope siégeant surtout dans la muqueuse nasale, les glandes salivaires et les amygdales, et le chlorate lavant ses sinus, théoriquement il serait donc logique que ce sel empêche la progression dans les centres nerveux.

Page 1