‹ Considérations sur l'éternitéChapitre 13 sur 25 · XVI» PRÉFACE · texte numérisé non relu

XVI» PRÉFACE

nourrit l'âme ainsi que doit le faire tout auteur ascétique. Mais cette nourriture , si elle se prend dans un repas trop prolongé, sans être interrompue par quelque pause, finit par engendrer le dégoût, surtout pour le commun des fidèles, à la piété desquels la grâce n'a pas mesuré une capacité indéfinie. De là il arrive qu'il faut des pauses dans le repas spirituel, et celles-ci sont les traits d'histoire sacrée ou profane qui y sont parsemés, juste dans la mesure nécessaire pour qu'eux-mêmes n'engendrent pas le dégoût. C'est en quoi se distinguent les opuscules de Drexelius. Le fond en est toujours le dogme ou la morale; mais ils sont parsemés de tant de traits historiques, empruntés à tous- les temps et à toutes les nations, que le dégoût ne trouve pas l'entrée de l'âme, et que Ton souscrit volontiers au jugement du nonce Caraffa, qui disait que l'on ne saurait s' en rassasier .

Voilà notre manière de juger Drexelius, et les motifs pour lesquels nous en avons entrepris la

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