‹ Considérations sur l'Étiopathogénie du MongolismeChapitre 12 sur 18 · LOT · texte numérisé non relu

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50 % des femmes accouchant de mongoliens ont plus de 40 ans. Quelques observations de mères jeunes n’enlèvent rien à ce chiffre vraiment impressionnant. La répétition des grossesses et des avor-

tements pourrait déterminer au niveau de l’endomètre des troubles

susceptibles d’entraver le mécanisme normal de la nidation. Chez les mères jeunes, mettant au monde après un aîné mongolien des enfants normaux, il pourrait s’agir d’une manière d'insuffisance génitale initiale, s’améliorant ultérieurement. L'insuffisance ovarienne a été reconnue chez la plupart des mères de mongoliens examinées par Geyer. L’involution physiologique normale qui, en effet, correspond bien chez la mère à la période la plus LAURE en mongoliens, serait susceptible d'intervenir.

Certaines autres influences d’origine maternelle, traumatismes abdominaux, fatigues, menaces d’avortement, s’éliminent d’elles-

mêmes devant l’observation des faits. Le chimisme vaginal, suscepüble de déterminer, par hyperalcalinité ou hyperacidité, des 1é-

sions au niveau des spermatozoïdes, a également été mis en question. En cas d'action nocive, mais non mortelle, le spermatozoïde, lésé, mais encore capable de fécondation, pourra donner lieu au développement d'un œuf taré. Ainsi s’expliqueraient les longues périodes de stérilité qui peuvent précéder la naissance du mongolien.

Les moyens chimiques anticonceptionnels, en agissant de la même façon, ont également été incriminés. Le rôle des chocs, des émotions, bien que défendu par certains auteurs de premier plan (Comby) paraît être réduit à néant du fait que les mongoliens ne naissent pas plus nombreux pendant les périodes de calamité publique. On a

même pu établir que pour une PE donnée, le chiffre des mongoliens nés par exemple dans un pays en guerre n’était pas ie à celui des mongoliens des pays non belligérants.

Quelques observations, rares mais curieuses, ont cherché à à mon- | trer que des mongoliens étaient nés de mères ayant été irradiées au début de leur grossesse. On sait que les rayons X sont susceptibles soit d'amener une stérilité totale, soit de Iéser l’intégrité des gamè- . tes. Certains auteurs ont même pensé obtenir une sélection sexuelle ; des spermatozoïdes, par destruction des gamètes les moins riches en Ê' chromatine. Mais c'est surtout par l irradiation de l embryon qu il

table mutation. Cependant les observations de mongolisme posta radiothérapique paraissent trop rares pour devoir être retenues.

De l'exposé qui précède, que devons-nous retenir? Aucune constatation n'est suffisamment constante pour pouvoir être considérée comme donnant la clef des conditions d'apparition du mongolisme, Nous croyons beaucoup plus sage de penser que cette affection, dont nous allons étudier la nature, peut être favorisée par des influences en apparence fort éloignées les unes des autres, mais susceptibles en fait d’agir de façon identique sur la formation et l’évolution de l'œuf mongolien.

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